Elle ne chante plus
Elle ne chantait pas comme chantent les oiseaux
Pour voir le ciel, elle se penchait sur les ruisseaux
Mais elle savait chanter l'amour comme personne
Sur le pavé des cours, elle criait le malheur
De ceux qui ont appris la misère par cœur
Et dans le vieux faubourg, son ombre encore frissonne
Elle ne chante plus
Mais quand on écoute avec le cœur
Au long de la rue
On entend toujours sa voix qui pleure
Les trottoirs, les clochards et les accordéons
Et les filles de joie et les mauvais garçons
Ont gagné par sa voix leurs lettres de noblesse
Et quand elle poussait la romance à deux sous
Elle faisait un héros du dernier des marlous
Et la fille à marins se changeait en princesse
Elle ne chante plus
Mais quand on écoute avec le cœur
Au long de la rue
On entend toujours sa voix qui pleure
Si les mots des chansons s'envolent dans le vent
Si toutes les musiques se meurent avec le temps
Il y a toujours un coin tout en haut de la ville
Où l'on entend passer, avec le vent du soir
Les chansons qui font mal et qui gueulent l'espoir
Lorsque les réverbères s'allument sur Belleville
Elle ne chante plus
Mais quand on écoute avec le cœur
Au long de la rue
On entend toujours sa voix qui pleure
Elle ne chante plus
Mais quand on écoute avec le cœur
Au long de la rue
On entend toujours sa voix qui pleure
La, la, la
Ella ya no canta
Ella no cantaba como cantan los pájaros
Para ver el cielo, se inclinaba sobre los arroyos
Pero sabía cantar el amor como nadie
Sobre el pavimento de los patios, gritaba la desgracia
De aquellos que aprendieron la miseria de memoria
Y en el viejo barrio, su sombra aún tiembla
Ella ya no canta
Pero cuando escuchamos con el corazón
A lo largo de la calle
Siempre oímos su voz que llora
Las aceras, los vagabundos y los acordeones
Y las chicas de la vida y los chicos malos
Han ganado con su voz sus cartas de nobleza
Y cuando ella lanzaba la romance a dos pesos
Hacía un héroe del último de los maleantes
Y la chica de marineros se convertía en princesa
Ella ya no canta
Pero cuando escuchamos con el corazón
A lo largo de la calle
Siempre oímos su voz que llora
Si las palabras de las canciones se vuelan con el viento
Si toda la música muere con el tiempo
Siempre hay un rincón bien alto de la ciudad
Donde se escucha pasar, con el viento de la tarde
Las canciones que duelen y que gritan esperanza
Cuando las farolas se encienden en Belleville
Ella ya no canta
Pero cuando escuchamos con el corazón
A lo largo de la calle
Siempre oímos su voz que llora
Ella ya no canta
Pero cuando escuchamos con el corazón
A lo largo de la calle
Siempre oímos su voz que llora
La, la, la