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Las mañanas de invierno

Lenorman Gérard

Les matins d'hiver

Je me souviens de ces matins d'hiver
Dans la nuit sombre et glacée
Quand je marchais à côté de mon frère
Sur le chemin des écoliers
Quand nos membres, encore tout engourdis de sommeil
Grelottaient sous les assauts du vent
Nous nous battions à grands coups de boules de neige
En riant

Nous arrivions dans la salle de classe
Où le maître nous séparait
Nous retrouvions chaque jour notre place
Et l'on ne pouvait plus se parler
Puis bercés par les vagues d'une douce chaleur
Que nous prodiguait le vieux poêle
Nos esprits s'évadaient pour se rejoindre ailleurs
Vers des plages

Où il fait toujours beau
Où tous les jours sont chauds
Où l'on passe sa vie à jouer
Sans songer à l'école, en pleine liberté
Pour rêver

Où il fait toujours beau
Où tous les jours sont chauds
Où l'on passe sa vie à jouer
Sans songer à l'école, en pleine liberté
Pour rêver

Je me souviens de l'odeur fade et chaude
De notre classe calfeutrée
Des premières lueurs pâles de l'aube
À travers les vitres givrées
Je revois les yeux tendres et les visages tristes
Qui autour de moi écoutaient
Et pendant les leçons, dans mon coin, je rêvais
À des îles

Où il fait toujours beau
Où tous les jours sont chauds
Où l'on passe sa vie à jouer
Sans songer à l'école, en pleine liberté
Pour rêver

Où il fait toujours beau
Où tous les jours sont chauds
Où l'on passe sa vie à jouer
Sans songer à l'école, en pleine liberté
Pour rêver

La, la, la la, la, la

Las mañanas de invierno

Recuerdo esas mañanas de invierno
En la noche oscura y helada
Cuando caminaba al lado de mi hermano
Por el camino de los escolares
Cuando nuestros cuerpos, aún adormecidos por el sueño
Temblaban bajo los embates del viento
Nos peleábamos a grandes golpes de bolas de nieve
Riéndonos

Llegábamos al salón de clases
Donde el maestro nos separaba
Cada día volvíamos a nuestro lugar
Y ya no podíamos hablarnos
Luego, meciéndonos con las olas de un suave calor
Que nos daba la vieja estufa
Nuestras mentes se escapaban para encontrarse en otro lugar
Hacia playas

Donde siempre hace buen tiempo
Donde todos los días son cálidos
Donde pasamos la vida jugando
Sin pensar en la escuela, en plena libertad
Para soñar

Donde siempre hace buen tiempo
Donde todos los días son cálidos
Donde pasamos la vida jugando
Sin pensar en la escuela, en plena libertad
Para soñar

Recuerdo el olor soso y cálido
De nuestra clase aislada
Las primeras luces pálidas del alba
A través de los vidrios helados
Veo de nuevo los ojos tiernos y los rostros tristes
Que a mi alrededor escuchaban
Y durante las lecciones, en mi rincón, soñaba
Con islas

Donde siempre hace buen tiempo
Donde todos los días son cálidos
Donde pasamos la vida jugando
Sin pensar en la escuela, en plena libertad
Para soñar

Donde siempre hace buen tiempo
Donde todos los días son cálidos
Donde pasamos la vida jugando
Sin pensar en la escuela, en plena libertad
Para soñar

La, la, la la, la, la