Vies Monotones
Nous avons des vies monotones,Rien dans le cœur, rien dans la main.
Comme on ne dit plus rien à personne,Personne ne nous dit plus rien.
Nous avons des vies monotones,Des maisons vides et fermées,
Des portes lourdes et blindéesQue n'ouvriront plus jamais personne.
Mais comme il faut bien qu'on vive,S'asseoir avec le même convive,
C'est pas le festin qu'on croyait,Pas de fusée, pas de vin, pas de sorbet,
Y a plus qu'à tirer la nappe à soi,Continuer chacun pour soi.
Nous avons des vies monotones,Rien dans le cœur, rien dans la main,
Comme on n'attend rien de personne,On n'a plus réponse à rien.
Nous avons des vies monotones,Entourés d'hommes et de chiens,
Ceux qui mangent dans notre main,Ce sont ceux-là qu'on abandonne.
Mais comme il faut bien qu'on viveCe soir avec le même convive,
C'est pas la fête qu'on croyait, où sont les lumières qui brillaient.
Y a plus qu'à tirer la nappe à soi,Continuer chacun pour soi.
Nous avons des vies sans mélangeQui s'en iront de tous côtés,
Raides et droites comme une planche,sur l'océan de pauvreté.
Mais comme il faut bien qu'on vive,S'asseoir avec le même convive,
C'est pas le festin qu'on croyait,Pas de fusée, pas de vin, pas de sorbet,
Y a plus qu'à tirer la nappe à soi,Continuer chacun pour soi.
Vidas monótonas
Tenemos vidas monótonas, nada en el corazón, nada en la mano
Ya que ya no le decimos nada a nadie, nadie nos dice nada
Tenemos vidas monótonas, casas vacías y cerradas
Puertas pesadas y blindadas que nunca volverán a abrir a nadie
Pero como tenemos que vivir, sentarnos con el mismo traje
No es la fiesta que pensamos, ni cohete, ni vino, ni sorbeta
Todo lo que necesitamos es tirar el mantel hacia ti mismo, continuar cada uno por ti mismo
Tenemos vidas monótonas, nada en el corazón, nada en la mano
Como no esperamos nada de nadie, no tenemos respuesta a nada
Tenemos vidas monótonas, rodeadas de hombres y perros
Los que comen en nuestras manos, son los que abandonamos
Pero como tenemos que vivir esta noche con el mismo traje
No es la fiesta que pensamos que era, donde las luces brillaban
Todo lo que necesitamos es tirar el mantel hacia ti mismo, continuar cada uno por ti mismo
Tenemos vidas sin mezclas que irán de todos los manos
Directo y recto como una tabla, en el océano de la pobreza
Pero como tenemos que vivir, sentarnos con el mismo traje
No es la fiesta que pensamos, ni cohete, ni vino, ni sorbeta
Todo lo que necesitamos es tirar el mantel hacia ti mismo, continuar cada uno por ti mismo