Les Princes Du Parc
Vous vous étiez donné rendez-vous dans dix litres
Même jour, même heure, même place et surtout même équipe
Les copains sont tous là, à beugler comme des truffes
Des chants dont les paroles feraient peur à Superbus
Tes potes c'est ton armure, la bière ton carburant
T'es un peu à l'amour ce que la paix est au Liban
Supporter, supporter !
Moitié homme, moitié Kanter
Supporter, supporter !
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu descends une pinte
Pendant les mois d'hiver, tu tricotes dans ton coin
Des banderoles en point de croix contre les consanguins
Les chômeurs pédophiles, les supporters d'en face
Avec toi, la finesse voyage toujours en première classe
Le stock de haine est là et il n'en manque aucune
Dans cette enclave du Reich que vous appelez tribune
Supporter, supporter !
Moitié autiste, moitié huit six
Supporter, supporter !
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu descends deux pintes
On t'appelle hooligan mais tu sais bien que c'est pas vrai
Si t'étais hooligan, eh bien, tu parlerais en anglais
Toi, tu es supporter du neurone au maillot
Avec une belle écharpe pour les rhumes de cerveau
Black, blanc, beur, ton équipe ce soir crache ses poumons
Le racisme est un luxe en première division
Supporter, supporter !
Moitié bourrin, moitié Jenlain
Supporter, supporter !
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu descends trois pintes
Et pour le match retour, tu descendras en car
En descendant des demis pour arriver plein, le soir
Et pour la gloire du sport, d' la bière et d' la baston
Tu reprendras en chœur cette si jolie chanson
Supporter, supporter !
Moitié connard, moitié Ricard
Supporter, supporter !
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu descends ta pinte
Supporter, supporter !
Moitié homme, moitié Kanter
Supporter, supporter !
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu rebois une pinte.
Los Príncipes del Parque
Te habías citado en diez litros
Mismo día, misma hora, mismo lugar y sobre todo mismo equipo
Los amigos están todos ahí, gritando como locos
Cantos cuyas letras asustarían a Superbus
Tus amigos son tu armadura, la cerveza tu combustible
Eres un poco en el amor lo que la paz es en Líbano
Hincha, hincha
Mitad hombre, mitad Kanter
Hincha, hincha
Cuando el hombre desciende del mono
Tú te tomas una pinta
Durante los meses de invierno, tejes en tu rincón
Banderas en punto de cruz contra los endogámicos
Los desempleados pedófilos, los hinchas del equipo rival
Contigo, la sutileza siempre viaja en primera clase
El stock de odio está ahí y no falta ninguno
En este enclave del Reich que llaman tribuna
Hincha, hincha
Mitad autista, mitad ochenta y seis
Hincha, hincha
Cuando el hombre desciende del mono
Tú te tomas dos pintas
Te llaman hooligan pero sabes que no es verdad
Si fueras hooligan, hablarías en inglés
Tú eres hincha de la cabeza a la camiseta
Con una bufanda bonita para los resfriados cerebrales
Negro, blanco, árabe, tu equipo esta noche se desgarra los pulmones
El racismo es un lujo en primera división
Hincha, hincha
Mitad bruto, mitad Jenlain
Hincha, hincha
Cuando el hombre desciende del mono
Tú te tomas tres pintas
Y para el partido de vuelta, bajarás en autobús
Tomando medias pintas para llegar lleno, por la noche
Y por la gloria del deporte, de la cerveza y de la pelea
Cantarás en coro esta bonita canción
Hincha, hincha
Mitad idiota, mitad Ricard
Hincha, hincha
Cuando el hombre desciende del mono
Tú te tomas tu pinta
Hincha, hincha
Mitad hombre, mitad Kanter
Hincha, hincha
Cuando el hombre desciende del mono
Tú vuelves a tomar una pinta.