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Héros Fragiles

Light This City

Fragile Heroes

I always wanted to tell you I needed you
but now I'm glad that I never did,
because I never lied about that…at least.
It probably would have scared you, anyway.
One more excuse for you to run away.
And it scares me that you're so easily scared.
What falsity did I lead my heart into this time?
Unfailingly naïve,
maybe I just fell in love with being the dream.

Ugh, more and more, I find I don't want you.
Shit, another lie. Tried to deceive myself; it's not easy,
it's just pathetic.
Well, they say we don't need anyone…at least.
Ugh, you don't know. You never know,
and your uncertainty is infecting me,
because now even I'm not sure-
Do I hate you for not being who I thought you were,
or do I hate myself for loving one I've just created?

Didn't you know?
A hero's a most fragile thing.
One must never get close
enough to touch, or fuck,
for mortality can also be transmitted,
and with even a brush against our blemished human skin,
slick with impious fluids,
their skin becomes dry and cracked,
and holes form inside their perfect characters.
I guess now I can understand being let down
by an ideal…

When heroes turn to cowards, you start to resent your dreams.
You once glanced up into their brave, bright faces;
now you can't even meet their dull, downward-turned eyes.
Plagued with constant failure,
the only thing they will ever succeed in is disappointing
(it's so easy, it's so pathetic).
And so they stop trying, and never give you the chance
that was their promise to you, implied all

Héros Fragiles

J'ai toujours voulu te dire que j'avais besoin de toi
mais maintenant je suis content de ne jamais l'avoir fait,
parce que je n'ai jamais menti là-dessus… du moins.
Ça t'aurait probablement fait peur, de toute façon.
Une excuse de plus pour que tu t'en ailles.
Et ça me fait peur que tu sois si facilement effrayée.
Quelle fausse idée ai-je encore laissée mon cœur suivre cette fois ?
Invariablement naïf,
peut-être que je suis juste tombé amoureux de l'idée du rêve.

Ugh, de plus en plus, je réalise que je ne te veux pas.
Putain, un autre mensonge. J'ai essayé de me tromper ; ce n'est pas facile,
c'est juste pathétique.
Eh bien, ils disent qu'on n'a besoin de personne… du moins.
Ugh, tu ne sais pas. Tu ne sais jamais,
et ton incertitude m'infecte,
parce que maintenant même moi je ne suis pas sûr-
Est-ce que je te déteste de ne pas être celle que je pensais que tu étais,
ou est-ce que je me déteste d'aimer celle que je viens de créer ?

Tu ne savais pas ?
Un héros est une chose des plus fragiles.
On ne doit jamais s'approcher
assez pour toucher, ou baiser,
car la mortalité peut aussi se transmettre,
et même avec un simple contact sur notre peau humaine marquée,
glissante de fluides impies,
leur peau devient sèche et craquelée,
et des trous se forment dans leurs caractères parfaits.
Je suppose qu'à présent je peux comprendre la déception
par rapport à un idéal…

Quand les héros deviennent des lâches, tu commences à en vouloir à tes rêves.
Tu as un jour levé les yeux vers leurs visages courageux et brillants ;
maintenant tu ne peux même plus croiser leurs yeux ternes, tournés vers le bas.
Rongés par un échec constant,
la seule chose dans laquelle ils réussiront jamais, c'est à décevoir
(c'est si facile, c'est si pathétique).
Et donc ils cessent d'essayer, et ne te donnent jamais la chance
qui était leur promesse pour toi, sous-entendue tout.

Escrita por: Laura Nichol / Light This City