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Dis-le moi

Los de Marras

Dímelo

Voy a hablarte de algo que me ayuda a caminar.
Voy a hablarte de algo que me ayuda a pelear.

Yo me rayo con un bulto, con una peca, un granito,
Mientras tú has tragado silencio, soledad, miedo y delirio.
Yo me rayo con el curro, con el grupo y con mis hijos,
Mientras tú has tenido a la muerte mirándote a los ojitos.
Yo me rayo con las rayas, con la priva y con el sexo,
Mientras tú te hacías fuerte para patearme el pecho.

Y decirme que la vida es olor a nescafé,
Es perderte por que quieres un bonito amanecer,
Es comprar en maercadona tigretones a granel,
Es tirarse cuatro pedos en la playa del saler,
Es besar en la mejilla a un bebé na' más nacer,
Es pasar un puto día porque te pusiste ayer.

Voy a hablarte de algo que necesitaba hablar.
Voy a hablarte porque esta es mi forma de abrazar.

Yo me rayo con el coche, con el sueldo y la hipoteca,
Mientras tú sólo anhelabas destrozar unas baquetas,
Yo me rayo con el pelo y con el puto internet,
Mientras tú dabas ejemplo con coraje, humor y fe,
Yo me rayo porque quiero, porque soy un poca chicha,
Mientras tú has peleado por hacerte hoy una birra.

Y decirme que la vida es olor a gasolina,
Es montarte en una harley sin miedo a la policía,
Es pegar una meada eun un parque, en un portal,
Es pasar toda una noche hablando por hablar,
Es sudar como un gorrino rodeado de amigos,
Y echar una de los suaves en el pasión por el ruido.

Dis-le moi

Je vais te parler de quelque chose qui m'aide à avancer.
Je vais te parler de quelque chose qui m'aide à me battre.

Je me prends la tête avec un paquet, une tache, un bouton,
Tandis que toi, tu as avalé le silence, la solitude, la peur et le délire.
Je me prends la tête avec le boulot, le groupe et mes gosses,
Tandis que toi, tu as eu la mort qui te regardait dans les yeux.
Je me prends la tête avec les lignes, avec la came et le sexe,
Tandis que toi, tu te faisais fort pour me frapper au cœur.

Et me dire que la vie, c'est l'odeur du café,
C'est te perdre parce que tu veux un beau lever de soleil,
C'est acheter des tigretons en vrac chez Mercadona,
C'est se lâcher quatre pets sur la plage du Saler,
C'est embrasser sur la joue un bébé à peine né,
C'est passer une putain de journée parce que tu t'es mis hier.

Je vais te parler de quelque chose que je devais dire.
Je vais te parler parce que c'est ma façon de t'enlacer.

Je me prends la tête avec la voiture, le salaire et l'hypothèque,
Tandis que toi, tu ne rêvais que de détruire des baguettes,
Je me prends la tête avec mes cheveux et avec le putain d'internet,
Tandis que toi, tu donnais l'exemple avec courage, humour et foi,
Je me prends la tête parce que j'en ai envie, parce que je suis un peu fou,
Tandis que toi, tu as lutté pour te prendre une bière aujourd'hui.

Et me dire que la vie, c'est l'odeur de l'essence,
C'est monter sur une Harley sans peur de la police,
C'est pisser dans un parc, dans un hall,
C'est passer toute une nuit à parler pour parler,
C'est transpirer comme un cochon entouré d'amis,
Et balancer un peu de douceur dans la passion du bruit.

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