Héroes
Recuerdo mi barrio, lleno de caballo y kadetts robaos,
Lleno de yonkis que entraban
Flacos al talego y salían cuadraos.
Recuerdo mi barrio repleto de sida y madres llorando,
Repleto de atracos con amor de madre
Escrito y corriendo en los brazos.
En los descampaos las chutonas
Chutaban más fuerte que nuestras canillas,
Y allí el que no volaba, corría
Perseguío por la policía.
Y mi barrio se llama del cristo,
Que en vez de cruz y candelas
Hubo un tiempo en el que tuvo
Las venas llenas de carreras.
Recuerdo mi barrio repleto de cante
De hijos de emigrantes, repleto de chichos,
Toretes, vaquillas, pirris, jaros y calis.
Recuerdo mi barrio
Lleno de esperanza y curas legales,
Lleno de lucha en la calle
Contra los camellos que ensucian la sangre.
Pero la muerte vivía
Escondida en esquinas vendiendo su potro,
Vestida de corte de mierda o de sobredosis,
Saciando los monos.
Y mi barrio se llama del cristo,
Que en vez de cruz y candelas
Hubo un tiempo en el que tuvo
Las venas llenas de carreras.
Y ahora que todo ha pasado
Se me llenan los ojos de canciones
Las entrañas de recuerdos por tanto inocente muerto.
Se me llenan los ojos de canciones las entrañas
De quejíos por tantas madres sin hijos.
Y ahora que todo ha pasado...
Hubo un tiempo en el que hubo
Muchos héroes y heroínas...
Héros
Je me souviens de mon quartier, plein de chevaux et de kadetts volés,
Plein de junkies qui entraient
Maigres au trou et sortaient carrés.
Je me souviens de mon quartier rempli de sida et de mères en larmes,
Rempli de braquages avec l'amour d'une mère
Écrit et courant dans les bras.
Dans les terrains vagues, les droguées
Se piquaient plus fort que nos jambes,
Et là, celui qui ne volait pas, courait
Poursuivi par la police.
Et mon quartier s'appelle du Christ,
Que plutôt que croix et bougies
Il y a eu un temps où il avait
Les veines pleines de courses.
Je me souviens de mon quartier rempli de chants
D'enfants d'immigrants, rempli de petits,
Toros, veaux, gamins, jaros et calis.
Je me souviens de mon quartier
Plein d'espoir et de soins légaux,
Plein de lutte dans la rue
Contre les dealers qui salissent le sang.
Mais la mort vivait
Cachée dans les coins à vendre son cheval,
Vêtue de fringues pourries ou de surdoses,
Satisfaisant les manques.
Et mon quartier s'appelle du Christ,
Que plutôt que croix et bougies
Il y a eu un temps où il avait
Les veines pleines de courses.
Et maintenant que tout est passé
Mes yeux se remplissent de chansons
Les entrailles de souvenirs pour tant d'innocents morts.
Mes yeux se remplissent de chansons, les entrailles
De gémissements pour tant de mères sans enfants.
Et maintenant que tout est passé...
Il y a eu un temps où il y avait
Beaucoup de héros et d'héroïnes...