Ella Mi Fu Rapita Parmi Veter Le Lagrime
Ella mi fu rapita!
E quando, o ciel
Ne' brevi
Istanti prima che il mio presagio interno
Sull'orma corsa ancora mi spingesse!
Schiuso era l'uscio! E la magion deserta!
E dove ora sarà quell'angiol caro?
Colei che prima potei in questo core
Destar la fiamma di costanti affetti?
Colei si pura, al cui modesto sguardo
Quasi spinto a virtù talor me credo!
Ella mi fu rapita!
E chi l'ardiva?
Ma ne avrò, ma ne avrò vendetta
Lo chiede il pianto della mia diletta
Parmi veder le lagrime
Scorrenti da quel ciglio
Quando fra il dubbio e l'ansia
Del subito periglio
Dell'amor nostro memore
Dell'amor nostro memore
Il suo gualtier chiamò
Ned ei potea soccorrerti
Cara fanciulla amata
Ei che vorria coll'anima
Farti quaggiù beata
Ei che le sfere
Ei che le sfere agli angeli
Per te non invidiò
Elle m'a été enlevée parmi les larmes
Elle m'a été enlevée !
Et quand, ô ciel
Dans les brefs
Instants avant que mon pressentiment intérieur
Sur l'empreinte de la course me pousse encore !
La porte était ouverte ! Et la maison déserte !
Et où sera maintenant cet ange cher ?
Celle qui a pu d'abord dans ce cœur
Éveiller la flamme de sentiments constants ?
Celle si pure, dont le regard modeste
Me pousse presque à la vertu parfois, je crois !
Elle m'a été enlevée !
Et qui osait ?
Mais j'aurai, mais j'aurai ma vengeance
Le chagrin de ma bien-aimée le demande
Il me semble voir les larmes
Coulant de ce cil
Quand entre le doute et l'angoisse
Du danger soudain
De notre amour se souvenant
De notre amour se souvenant
Il a appelé son Gualtier
Et il ne pouvait te secourir
Chère jeune fille aimée
Lui qui voudrait de tout son âme
Te rendre heureuse ici-bas
Lui qui les sphères
Lui qui les sphères aux anges
Pour toi n'a pas envié.