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Los Atletas

Ludwig Von 88

Les Athletes

Les athlètes courent à poil dans les rues
Les athlètes sont balaises comme des chars à Panzer
Les athlètes sont gonflés, ils carburent à l'éther
A 420 chrono, ligne droite des Hunaudières

Ils nagent et plongent comme Johnny Weissmuller
Les athlètes vivent à fond, noyés par le grand air
Forme optimale, gavés aux épinards
Les athlètes seront-ils fins prêts pour le grand soir?

Veuillez prendre place
A vos starting blocks
La tension qui monte
La sueur qui coule

Et en avant, les prétendants
Les outsiders et les favoris
Quand nous lâchons les fauves, le public doit frémir
Quand je suspens culmine le peuple doit pâlir
Souffrir à mort, pour un record
Repousser les limites, faire tomber les chronos
Allez les verts, jaunes, rouges, du sang, du speed
Une performance unique, montée d'adrénaline

Oh qu'ils sont beaux,
Oh qu'ils courent vite,
Ils sont l'élite de nos troupeaux

Les athlètes sont aux hommes ce que nous sommes aux larves
Ils n'ont pas leur pareil pour attirer l'oseille
Ils sont comme du béton, bâtis comme des bunkers
Au 400 mètres nage libre, ils nagent comme des sardines

Ils courent plus vite, toujours toujours en rond
Comme commandant Cousteau court après les poissons
Ils vont plus loin, toujours toujours plus loin
Comme Paul-Emile Victor court après les pingouins

Les athlètes n'ont plus d'cervelle
Les athlètes se sentent allégés
Ils vont plus vite, ils évitent de penser
Gain de temps et d'énergie

Los Atletas

Los atletas corren desnudos por las calles
Los atletas son fuertes como tanques Panzer
Los atletas están hinchados, funcionan con éter
A 420 km/h, recta de los Hunaudières

Nadan y bucean como Johnny Weissmuller
Los atletas viven al límite, ahogados por el aire puro
Óptima forma, llenos de espinacas
¿Estarán los atletas listos para la gran noche?

Por favor, tomen asiento
En sus bloques de salida
La tensión aumenta
El sudor corre

Y adelante, los contendientes
Los forasteros y los favoritos
Cuando soltamos a las bestias, el público debe estremecerse
Cuando la tensión alcanza su punto máximo, la gente debe palidecer
Sufrir hasta la muerte, por un récord
Empujar los límites, hacer caer los tiempos
Vamos los verdes, amarillos, rojos, sangre, velocidad
Una actuación única, subida de adrenalina

Oh, qué bellos son,
Oh, qué rápido corren,
Son la élite de nuestras manadas

Los atletas son para los hombres lo que nosotros somos para las larvas
No tienen igual para atraer el dinero
Son como hormigón, construidos como bunkers
En los 400 metros libres, nadan como sardinas

Corren más rápido, siempre en círculos
Como el comandante Cousteau persigue a los peces
Van más lejos, siempre más lejos
Como Paul-Emile Victor persigue a los pingüinos

Los atletas ya no tienen cerebro
Los atletas se sienten aligerados
Van más rápido, evitan pensar
Ahorro de tiempo y energía

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