Jean Des Loups
En allant à Montpellier
Passant par Saint-Martin de Londres
Par un bois je suis passé
Qu'on disait Bois de la Valenne
Mais quand la nuit est tombée
J'ai trouvé l'herbe qui égare
Je n'savais plus où j'étais
Lorsque la lune a été haute
Un loup grand comme un homme
Un homme noir comme un loup
Je les suis, je les mène au son du violon
Alors j'ai vu un grand feu
Tout au mitan d'une clairière
Il y avait cent et vingt loups
Qu'étaient assis sur leur derrière
Un loup grand comme un homme
Un homme noir comme un loup
Je les suis, je les mène au son du violon
Quand je me suis approché
Ils grondaient en grattant la terre
Mais un chant les a calmés
Et c'est Jean de loups qui s'avance
Un loup grand comme un homme
Un homme noir comme un loup
Je les suis, je les mène au son du violon
Il m'a salué poliement
En disant de venir m'asseoir
Il m'a parlé gentiment
C'est pour raconter ses histoires
Un loup grand comme un homme
Un homme noir comme un loup
Je les suis, je les mène au son du violon
Quand je suis arrivé
De la paille dans mes souliers
Ma vie j'ai dû gagner
En faisant le ménétrier
En rentrant d'une assemblée
Un grand loup ai rencontré
Avec un air à faire trembler
Tout à l'ombre d'un noyer
Il s'est mis à me parler
Et mes deux mains a léchées
Avec lui j'ai dû marcher
Prenant garde de ne pas tomber
Dans ce bois il m'a mené
Un oiseau de chaque côté
Trois sorcières sur un bûcher
Trois pénitents à chanter
Ses frères il m'a présentés
Et moi je leur ai parlé
Un hiver deux étés
Et tous les jours de l'année
La lune nous a donné
La faim dans nos deux côtés
Et nous serons rassasiés
Le jour du jugement dernier
Alors je suis reparti
Passant par Saint-Martin de Londres
Et deux grands loups m'ont suivi
Tout en marchant dessus la route
Quand les loups sont retournés
Dedans le Bois de la Valenne
Un gros pain leur ai donné
Ils ont mangé devant ma porte
Un loup grand comme un homme
Un homme noir comme un loup
Je les suis, je les mène au son du violon
Jean de los Lobos
En camino a Montpellier
Pasando por Saint-Martin de Londres
Por un bosque pasé
Que llamaban Bosque de la Valenne
Pero cuando cayó la noche
Encontré la hierba que desorienta
Ya no sabía dónde estaba
Cuando la luna estaba alta
Un lobo grande como un hombre
Un hombre negro como un lobo
Los sigo, los guío al son del violín
Entonces vi un gran fuego
En medio de un claro
Había ciento veinte lobos
Sentados sobre sus traseros
Un lobo grande como un hombre
Un hombre negro como un lobo
Los sigo, los guío al son del violín
Cuando me acerqué
Gruñían arañando la tierra
Pero una canción los calmó
Y es Jean de los lobos quien avanza
Un lobo grande como un hombre
Un hombre negro como un lobo
Los sigo, los guío al son del violín
Me saludó cortésmente
Diciéndome que me sentara
Me habló amablemente
Para contar sus historias
Un lobo grande como un hombre
Un hombre negro como un lobo
Los sigo, los guío al son del violín
Cuando llegué
Paja en mis zapatos
Tuve que ganarme la vida
Siendo un violinista
Al regresar de una reunión
Me encontré con un gran lobo
Con una mirada que hacía temblar
Todo a la sombra de un nogal
Empezó a hablarme
Y lamió mis dos manos
Con él tuve que caminar
Teniendo cuidado de no caer
Me llevó a este bosque
Un pájaro a cada lado
Tres brujas en una hoguera
Tres penitentes cantando
Me presentó a sus hermanos
Y yo les hablé
Un invierno, dos veranos
Y todos los días del año
La luna nos dio
Hambre en nuestros dos lados
Y seremos saciados
El día del juicio final
Entonces me fui
Pasando por Saint-Martin de Londres
Y dos grandes lobos me siguieron
Mientras caminaba por la carretera
Cuando los lobos regresaron
Al Bosque de la Valenne
Les di un gran pan
Comieron frente a mi puerta
Un lobo grande como un hombre
Un hombre negro como un lobo
Los sigo, los guío al son del violín