395px

Je m'habituerai à fermer les yeux

Manga

Alışırım Gözlerimi Kapamaya

Tertemizdi sanki dünya gözlerimi açtığım anda
Hiç düşünmeden inandım masal tadında yarınlara

Yalanlar ortasında kaldı tüm çocukluk anılarım
Çizgi romanların dışında bir kahraman bulamadım
Toz pembe olmasaydı keşke tüm rüyalarım
Hep sorular sordum ama cevaplarını alamadım

Hep yalan söylermiş hep yalan
Kavuşamadı hiç ayrılanlar, masallar gerçek olmadı
Aşık olduğum sokaklarda kimseler konuşmadı
Ama şehir hiç susmadı hep ağladı hep ağladı...

Son bir umut verse biri
Ve güzel olacak bir gün herşey dese
Ben inanırım belki de bu yalana
Ben de alışırım gözlerimi kapamaya

Bir yol görünse uzaklarda ışıklar altında son bulan
Melekler alsa beni götürse karanlığa teslim olmadan

İşkence gördü asfaltlar, çatlaklarına kan doldu
Yıkıntılar arasında kaç çocuğun hayalleri kayboldu?
İnsan neden kendini unuttu kendinden oldu?
Hangi yolda kaç kişi bir hiç uğruna canından oldu?
Hep yalan söylermiş hep yalan

Ayrılanlar hiç kavuşmadı, dinlediğim masallar hiç gerçek olmadı
Kimse sandığım kadar masum kalmadı, savaş durmadı ölüm azalmadı

Son bir umut verse biri
Ve güzel olacak bir gün herşey dese
Ben inanirim belki de bu yalana
Ben de alışırım gözlerimi kapamaya

Je m'habituerai à fermer les yeux

C'était si pur, le monde quand j'ai ouvert les yeux
Sans réfléchir, j'ai cru aux lendemains comme des contes de fées

Mes souvenirs d'enfance sont restés coincés entre les mensonges
Je n'ai trouvé aucun héros en dehors des bandes dessinées
Si seulement tous mes rêves n'étaient pas si roses
J'ai toujours posé des questions, mais je n'ai jamais eu de réponses

On dit qu'on ment toujours, que ce n'est que des mensonges
Les séparés ne se sont jamais retrouvés, les contes n'étaient pas réels
Dans les rues où je suis tombé amoureux, personne ne parlait
Mais la ville n'a jamais cessé de pleurer, elle a toujours pleuré...

Si quelqu'un me donnait un dernier espoir
Et disait qu'un jour tout ira bien
Je pourrais croire, peut-être, à ce mensonge
Je m'habituerai aussi à fermer les yeux

Si un chemin se dessinait au loin sous les lumières s'éteignant
Que des anges m'emportent sans céder à l'obscurité

Les routes ont souffert, leurs fissures se sont remplies de sang
Combien de rêves d'enfants se sont perdus parmi les décombres ?
Pourquoi l'homme s'est-il oublié, devenu étranger à lui-même ?
Combien de personnes ont perdu la vie pour un rien sur ce chemin ?
On dit qu'on ment toujours, que ce n'est que des mensonges

Les séparés ne se sont jamais retrouvés, les contes que j'ai écoutés n'ont jamais été réels
Personne n'est resté aussi innocent que je le pensais, la guerre n'a pas cessé, la mort n'a pas diminué

Si quelqu'un me donnait un dernier espoir
Et disait qu'un jour tout ira bien
Je pourrais croire, peut-être, à ce mensonge
Je m'habituerai aussi à fermer les yeux

Escrita por: Yagmur Sarigül, Ferman Akgül