L'habitude qui tue
Y a des filles qui se marient
Qui disent oui pour la vie
Dix ans de passion passive
Et vouloir les îles où rien n'est tranquille
Elles rêvent de plus savoir
Ni quel temps ni quelle tête il fait
Quand les enfants vont dire bonsoir
Elles enterrent l'espoir
Y en a qui cassent et qui pleurent
Puis y en a qui trouvent leur bonheur
Ou bien qui reviennent
De loin
Va-t-en savoir pourquoi on s'habitue trop
Si l'habitude qui tue, c'est bon
Ou si le fil des jours qui tourne en rond
Finit par donner mal au dos
Toi qui pensais marcher à côté d'elle
Tout droit comme si c'était écrit
En la serrant, t'avait pas vu ses ailes
Ni la valise sous son lit
Rien à te reprocher
T'as toutes les qualités
Tendre, intelligent, doué
Amoureux de la simplicité
Mais peut-être n'as-tu pas
Cette folie au bout des doigts
Cette obsession du danger
Où l'on marche pieds nus sur un fil d'acier
T'as pris, pour tes amis
Ce qu'il te reste d'énergie
Pour vaincre ton capharnaüm
Tu fais bien semblant
Moi je sais que tu casses et tu pleures
En repassant le bonheur
Mais n'oublie pas demain
Va-t-en savoir pourquoi on s'habitue trop
Si l'habitude qui tue, c'est bon
Ou si le fil des jours qui tourne en rond
Finit par donner mal au dos
Toi qui pensais marcher à côté d'elle
Tout droit comme si c'était écrit
En la serrant, t'avait pas vu ses ailes
Ni la valise sous son lit
La costumbre que mata
Hay chicas que se casan
Que dicen sí para toda la vida
Diez años de pasión pasiva
Y quieren islas donde nada es tranquilo
Ellas sueñan con no saber
Ni qué clima ni cómo se ve
Cuando los niños van a decir buenas noches
Ellas entierran la esperanza
Hay quienes rompen y lloran
Luego hay quienes encuentran su felicidad
O bien regresan
De lejos
Ve a saber por qué nos acostumbramos tanto
Si la costumbre que mata, es buena
O si el hilo de los días que gira en círculo
Termina por doler la espalda
Tú que pensabas caminar a su lado
Derecho como si estuviera escrito
Al abrazarla, no viste sus alas
Ni la maleta bajo su cama
Nada que reprocharte
Tienes todas las cualidades
Tierno, inteligente, talentoso
Amante de la simplicidad
Pero tal vez no tienes
Esa locura en la punta de los dedos
Esa obsesión por el peligro
Donde caminamos descalzos sobre un hilo de acero
Has tomado, para tus amigos
Lo que te queda de energía
Para vencer tu caos
Haces bien en aparentar
Yo sé que rompes y lloras
Al recordar la felicidad
Pero no olvides mañana
Ve a saber por qué nos acostumbramos tanto
Si la costumbre que mata, es buena
O si el hilo de los días que gira en círculo
Termina por doler la espalda
Tú que pensabas caminar a su lado
Derecho como si estuviera escrito
Al abrazarla, no viste sus alas
Ni la maleta bajo su cama