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La ola y la campana

Mestral Armand

La vague et la cloche

Une fois, terrassé par un puissant breuvage,
J'ai rêvé que parmi les vagues et le bruit
De la mer je voguais sans fanal dans la nuit,
Morne rameur, n'ayant plus l'espoir du rivage

L'océan me crachait ses baves sur le front,
Et le vent me glaçait d'horreur jusqu'aux entrailles,
Les vagues s'écroulaient ainsi que des murailles
Avec ce rythme lent qu'un silence interrompt

Puis tout changea
La mer et sa noire mêlée sombrèrent
Sous mes pieds s'effondra
Le plancher de la barque

Et j'étais seul dans un vieux clocher,
Chevauchant avec rage une cloche ébranlée,
J'étreignais la criarde opiniâtrement
Convulsif et fermant dans l'effort mes paupières,
Le grondement faisait trembler les vieilles pierres,
Tant j'activais sans fin le lourd balancement.

Pourquoi n'as-tu pas dit, ô rêve, où Dieu nous mène ?
Pourquoi n'as-tu pas dit s'ils ne finiraient pas
L'inutile travail et l'éternel fracas
Dont est faite la vie, hélas, la vie humaine ?

La ola y la campana

Una vez, derribado por una poderosa bebida,
Soñé que entre las olas y el ruido
Del mar navegaba sin faro en la noche,
Remador sombrío, sin esperanza de la costa.

El océano me escupía su saliva en la frente,
Y el viento me helaba de horror hasta las entrañas,
Las olas se derrumbaban como murallas
Con ese ritmo lento que un silencio interrumpe.

Luego todo cambió
El mar y su mezcla negra se hundieron
Bajo mis pies se desplomó
El suelo de la barca.

Y me encontré solo en un viejo campanario,
Cabalgando con furia una campana tambaleante,
Abrazando a la estridente obstinadamente
Convulsivo y cerrando en el esfuerzo mis párpados,
El estruendo hacía temblar las viejas piedras,
Tanto activaba sin cesar el pesado balanceo.

¿Por qué no dijiste, oh sueño, a dónde nos lleva Dios?
¿Por qué no dijiste si no terminarían
El trabajo inútil y el eterno estruendo
De los que está hecha la vida, ay, la vida humana?

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