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La herida

Mey Frederik

La blessure

Parfois, quand je te surprends en train de songer.
Lorsque tes yeux me regardent, sans me voir au fond.
J'essaie vainement de deviner tes pensées
Et les doutes qui se cachent derrière ton front.
Je sens bien que déjà le procès m'est dressé
Mais avant de juger en ma défaveur,
Sache qu'une blessure que je t'ai infligée
A laissé deux cicatrices en mon cœur.

Souvent je réentends les mots que je disais,
Comme si je surprenais une conversation.
Etait-ce vraiment les propos que je tenais ?
Aujourd'hui je ne leur trouve aucun sens, ni raison.
Mais nul mot injuste n'a été prononcé
Sans que j'en ressente aussi une douleur,
Parce qu'une blessure que je t'ai infligée
A laissé deux cicatrices dans mon cœur.

Est-ce donc une mauvaise loi qui nous mène ?
Qui nous conduit à traiter si cavalièrement
Ceux à qui il est si facile de causer de la peine.
Qui se rendent vulnérables à nous aimer vraiment.
Mais s'il m'est arrivé de t'avoir humiliée.
J'ai dû doublement souffrir de mes erreurs,
Parce qu'une blessure que je t'ai infligée
A laissé deux cicatrices dans mon cœur.

Si j'ai dû te faire souffrir en apprenant
Que nul bien, que nul bonheur, n'est acquis pour toujours,
Qu'on ne peut demander sacrifice plus grand
Que celui qu'on s'engagerait à faire à son tour,
Pardonne maintenant, si tu peux pardonner,
Oublie le pire de moi, pour le meilleur.
Parce qu'une blessure que je t'ai infligée
A laissé deux cicatrices dans mon cœur.

La herida

A veces, cuando te sorprendo pensando.
Cuando tus ojos me miran, sin verme en lo profundo.
Intento en vano adivinar tus pensamientos.
Y las dudas que se esconden detrás de tu frente.
Siento que el juicio ya está en mi contra.
Pero antes de juzgar en mi contra,
Sepa que una herida que te causé.
Dejó dos cicatrices en mi corazón.

A menudo vuelvo a escuchar las palabras que decía.
Como si sorprendiera una conversación.
¿Realmente eran las palabras que decía?
Hoy no les encuentro sentido ni razón.
Pero ninguna palabra injusta fue pronunciada.
Sin que también sintiera dolor,
Porque una herida que te causé.
Dejó dos cicatrices en mi corazón.

¿Es entonces una mala ley la que nos guía?
Que nos lleva a tratar tan descuidadamente.
A aquellos a quienes es tan fácil causar dolor.
Que se vuelven vulnerables al amarnos de verdad.
Pero si alguna vez te humillé.
Debí sufrir doblemente por mis errores,
Porque una herida que te causé.
Dejó dos cicatrices en mi corazón.

Si tuve que hacerte sufrir al aprender.
Que ningún bien, que ninguna felicidad, es eterna.
Que no se puede pedir un sacrificio más grande.
Que el que uno se comprometería a hacer a su vez.
Perdona ahora, si puedes perdonar.
Olvídate de lo peor de mí, por lo mejor.
Porque una herida que te causé.
Dejó dos cicatrices en mi corazón.

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