Le monde où tu vas
Le monde où tu vas, mon garçon
Je n'le connais pas et je le crains
Moi j'ai été élevé
Avec les idées d'après-guerre
Tes grands-parents étaient certains
Que leurs enfants feraient mieux qu'eux
Comme les ruisseaux font les rivières
Aujourd'hui, c'est la route à l'envers
Le monde où tu vas
Mon garçon, je m'y perds
Je te laisse mes chansons
Mon chapeau, mes livres et mes prières
Et une jolie maison
Où j'ai aimé ta mère
J'ai détesté l'école
Qui me l'a bien rendu
Mais j'ai fait le métier
Que j'ai toujours voulu
Je n'crois pas qu'un diplôme
M'eut été nécessaire
Le monde où tu vas
Mon garçon, je m'y perds
Essaie d'être un homme idéal
À tes risques et périls
Attelle ton char à une étoile
Entreprends des rêves inutiles
Tâche au moins d'avoir un projet
Le monde où tu vas, je le haïs
Allez salut, je vais dormir
J'ai la fatigue un peu amère
Je m'fais l'effet d'être un martien
Un revenant d'un passé lointain
Le monde où tu vas, mon garçon
Je n'le connais pas et je le crains
Moi j'ai été élevé
Avec les idées d'après-guerre
El mundo al que te diriges
El mundo al que vas, muchacho
No lo conozco y le tengo miedo
Yo fui criado
Con ideas de posguerra
Tus abuelos estaban seguros
Que sus hijos lo harían mejor que ellos
Como los arroyos forman ríos
Hoy es el camino a la inversa
El mundo al que vas
Hijo mío, estoy perdido
Te dejo mis canciones
Mi sombrero, mis libros y mis oraciones
Y una casa bonita
Donde amé a tu madre
Odiaba la escuela
Quien me lo devolvio bien
Pero hice el trabajo
Eso siempre quise
No creo que un diploma
Habría sido necesario para mí
El mundo al que vas
Hijo mío, estoy perdido
Intenta ser un hombre ideal
Bajo su propio riesgo
Engancha tu carro a una estrella
Emprender sueños inútiles
Al menos intenta tener un plan
El mundo al que vas, lo odio
Vamos, adiós, me voy a dormir
Me siento un poco amargamente cansado
Me siento como un marciano
Un fantasma de un pasado lejano
El mundo al que vas, muchacho
No lo conozco y le tengo miedo
Yo fui criado
Con ideas de posguerra
Escrita por: Jean-Pierre Bourtayre / Michel Sardou