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Marie-Jeanne

Michel Sardou

Marie-Jeanne

Marie-Jeanne, qui disait toujours, je m'en fous
Je serai la femme d'un homme riche, un point c'est tout
Marie-Jeanne s'est mariée avec un oiseau
Court sur pattes, pas un cheveu sous le chapeau
Trois enfants, dont deux sont complètement idiots
Des beaux-parents qu'elle a toujours sur le dos
(Marie-Jeanne)

Marie-Laure qui disait, je n'donnerai jamais
Pour de l'or le corps que ma maman m'a fait
Marie-Laure est déjà trois fois divorcée
Trois maris qu'elle a complètement déglingués
Elle qui voulait toujours aimer pour aimer
La Marie-Laure touche des pensions insensées

On s'était jurés de vivre avant la vie
Tout ce qui de près ressemble à la folie
On finirait par se ranger, mais plus tard
L'important pour nous, c'était de tout savoir
De chasser la nuit, le démon des dortoirs
De chasser la nuit, le démon des dortoirs

Les Marie-Laure, les Marie-Jeanne
Dans la fumée de ma Gitane
Que sont nos amours devenues?
D'ailleurs, où sommes-nous tous allés?
Nos rêves nous sont-ils arrivés?
Est-ce que nos rêves se sont perdus
Ou bien avons-nous disparu?

Marie-Pierre, qui avait peur de tout, de rien
Qui pensait que tous les hommes étaient des chiens
Obsédée par des pensées toujours obscènes
Marie-Pierre en a recueilli des dizaines
Pour une heure, pour une nuit, pour une semaine
Difficile de les garder au bout d'une chaîne
(Marie-Pierre)

Roberta, le numéro quatre-vingt-dix
La meilleure alliée des Yankee de Memphis
Roberta était une montagne à aimer
Un volcan qu'on n'pourra jamais oublier
L'Himalaya de nos fantasmes inavoués
Il paraît qu'elle serait heureuse et mariée

Les Marie-Laure, les Marie-Jeanne
Dans la fumée de ma Gitane
Que sont nos amours devenues?
D'ailleurs, où sommes-nous tous allés?
Nos rêves nous sont-ils arrivés?
Est-ce que nos rêves se sont perdus
Ou bien avons-nous disparu?

(Marie-Jeanne, qui disait toujours, je m'en fous)
(Je serai la femme d'un homme riche, un point c'est tout)
(Marie-Laure qui disait, je n'donnerai jamais)
(Pour de l'or le corps que ma maman m'a fait)

Marie-Jeanne

Marie-Jeanne, que siempre decía: no me importa
Seré la esposa de un hombre rico, punto
Marie-Jeanne se casó con un pájaro
Corto de piernas, sin un pelo debajo del sombrero
Tres niños, dos de ellos completamente estúpidos
Sus suegros siempre los lleva a cuestas
(María Juana)

Marie-Laure quien dijo, nunca me rendiré
Por oro el cuerpo que me hizo mi madre
Marie-Laure ya se ha divorciado tres veces
Tres maridos a los que arruinó por completo
Ella que siempre quiso amar por amar
Marie-Laure recibe pensiones desorbitadas

Juramos vivir antes que la vida
Cualquier cosa que se parezca a la locura
Finalmente nos estableceríamos, pero más tarde
Para nosotros lo importante era saberlo todo
Para ahuyentar la noche, el demonio de los dormitorios
Para ahuyentar la noche, el demonio de los dormitorios

Las Marie-Laures, las Marie-Jeannes
En el humo de mi Gitane
¿Qué ha sido de nuestros amores?
Además ¿A dónde nos hemos ido todos?
¿Se han hecho realidad nuestros sueños?
¿Se han perdido nuestros sueños?
¿O hemos desaparecido?

Marie-Pierre, que tenía miedo de todo y de nada
¿Quién pensaba que todos los hombres eran perros?
Obsesionado por pensamientos cada vez más obscenos
Marie-Pierre ha recopilado docenas de ellos
Por una hora, por una noche, por una semana
Es difícil mantenerlos en el extremo de una cadena
(María Pedro)

Roberta, número noventa
El mejor aliado de los Yankees de Memphis
Roberta era una montaña para amar
Un volcán que nunca olvidaremos
El Himalaya de nuestras fantasías no confesadas
Parece que ella sería feliz y se casaría

Las Marie-Laures, las Marie-Jeannes
En el humo de mi Gitane
¿Qué ha sido de nuestros amores?
Además ¿A dónde nos hemos ido todos?
¿Se han hecho realidad nuestros sueños?
¿Se han perdido nuestros sueños?
¿O hemos desaparecido?

(Marie-Jeanne, que siempre decía: no me importa)
(Seré la esposa de un hombre rico, punto)
(Marie-Laure quien dijo: Nunca me rendiré)
(Por oro el cuerpo que me hizo mi madre)

Escrita por: Didier Barbelivien / Jacques Revaux / Jean-Pierre Bourtayre / Michel Sardou