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Azzurro

Mina

Azzurro

Cerco l'estate tutto l'anno
e all'improvviso eccola qua...
lei è partita per le spiaggie
e sono solo quassù in città,
sento fischiare sopra i tetti
un aeroplano che se ne va.

Azzurro, il pomeriggio è troppo azzurro e lungo
per me,
mi accorgo di non avere più risorse senza di te,
e allora
io quasi quasi prendo il treno
e vengo, vengo da te,
ma il treno dei desideri,
dei miei pensieri all'incontrario va.

Sembra quand'ero all'oratorio
con tanto sole, tanti anni fa...
quelle domeniche da solo
in un cortile a passeggiar...
ora mi annoio più di allora:
neanche un prete per chiaccherar...

Azzurro, il pomeriggio è troppo azzurro e lungo per me,
mi accorgo di non avere più risorse senza di te,
e allora
io quasi quasi prendo il treno
e vengo, vengo da te,
ma il treno dei desideri,
dei miei pensieri all'incontrario va.

Cerco un po' d'Africa in giardino
tra l'oleandro e il baobab,
come facevo da bambino,
ma qui c'è gente, non si può più:
stanno innaffiando le tue rose,
non c'è il leone, chissà dov'è...

Azzurro, il pomeriggio è troppo azzurro e lungo per me,
mi accorgo di non avere più risorse senza di te,
e allora
io quasi quasi prendo il treno
e vengo, vengo da te,
ma il treno dei desideri,
dei miei pensieri all'incontrario va

Azzurro

Je cherche l'été toute l'année
et soudain le voilà...
elle est partie pour les plages
et je suis seul ici en ville,
j'entends siffler au-dessus des toits
en avion qui s'en va.

Azzurro, l'après-midi est trop bleu et long
pour moi,
je réalise que je n'ai plus rien sans toi,
et alors
je me dis presque que je prends le train
et je viens, je viens te voir,
mais le train des désirs,
des mes pensées va à l'envers.

On dirait quand j'étais à l'oratoire
sous le soleil, il y a tant d'années...
ces dimanches tout seul
à flâner dans une cour...
maintenant je m'ennuie plus qu'à l'époque :
pas même un prêtre pour papoter...

Azzurro, l'après-midi est trop bleu et long pour moi,
je réalise que je n'ai plus rien sans toi,
et alors
je me dis presque que je prends le train
et je viens, je viens te voir,
mais le train des désirs,
des mes pensées va à l'envers.

Je cherche un peu d'Afrique dans le jardin
entre le laurier-rose et le baobab,
comme je faisais quand j'étais gamin,
mais ici il y a des gens, on ne peut plus :
il arrose tes roses,
le lion n'est pas là, qui sait où il est...

Azzurro, l'après-midi est trop bleu et long pour moi,
je réalise que je n'ai plus rien sans toi,
et alors
je me dis presque que je prends le train
et je viens, je viens te voir,
mais le train des désirs,
des mes pensées va à l'envers.

Escrita por: Cermis, Paolo Conte, Naborni