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Métro

Yves Montand

Métro

On a chanté la Tour Eiffel
Montmartre et puis l'quartier Javel
Paris c'est grand, c'est beau, c'est fou
Mais c'est parce qu'il y a dessous

Un brave homme d'employé qui l'matin sur le quai, fait des huits compliqués, métro
C'est l'journal à huit francs qu'on lit d'bout en roulant, gêné par un chapeau, métro
C'est la dame qui s'déplace pour se voir dans la glace d'un air indifférent, métro
Chef de train qui s'embête et joue sur sa trompette, un petit air rigolo, c'est l'métro

Le visage de la Capitale
N'est pas celui d'la rue Pigalle
Ça c'est l'argent, le jeu, l'amour
Mais la vie de tous les jours
C'est l'monsieur étourdi qui s'lève et puis qui crie
Bon sang, j'descend ici, mais attendez, mais attendez

C'est à six heures du soir, à la gare Saint-Lazare, la sortie des bureaux, métro
Les trottins qui papotent, les amants qui s'bécotent, la dame et son tricot, métro
La fille aux yeux si doux qu'on suivrait n'importe où, mais qui descend trop tôt, c'est l'métro
Les stations, couleurs vives, les biscuits, la lessive, les petits, les grands panneaux, métro
Rendez-vous à Glacière, juste en face des premières à demain mon coco, n'oublie pas
Tous les yeux du wagon fixés sur un genou rond qui s'découvre un peu trop, métro

L'apprenti du plombier qui nous pose sur le pied, son sac de 30 kilos, c'est l'métro
Roule, roule toujours tes chagrins, tes amours, tes joies de tous les jours, métro
Emmène au rendez-vous les heureux, les jaloux d'un bout à l'autre bout, métro
Qui s'en va, qui revient, c'est le sang parisien, toujours vif et nouveau, métro
Ce qui fait que Paris, hier comme aujourd'hui, est toujours aussi beau, c'est l'métro

Ce qui fait que Paris, hier comme aujourd'hui, est toujours aussi beau, c'est l'métro

Métro

Se ha cantado la Torre Eiffel
Montmartre y luego el barrio Javel
París es grande, es bello, es loco
Pero es porque hay debajo

Un buen hombre empleado que en la mañana en el andén, hace giros complicados, metro
Es el periódico a ocho francos que se lee de pie en movimiento, incómodo por un sombrero, metro
Es la dama que se mueve para verse en el espejo con aire indiferente, metro
El jefe de tren que se aburre y toca su trompeta, un pequeño aire divertido, es el metro

La cara de la Capital
No es la de la calle Pigalle
Eso es el dinero, el juego, el amor
Pero la vida cotidiana
Es el señor despistado que se levanta y luego grita
¡Demonios, me bajo aquí, pero esperen, pero esperen!

Es a las seis de la tarde, en la estación Saint-Lazare, la salida de las oficinas, metro
Los que charlan, los amantes que se besan, la dama y su tejido, metro
La chica de ojos tan dulces que seguiríamos a cualquier parte, pero que baja demasiado pronto, es el metro
Las estaciones, colores vivos, las galletas, la colada, los pequeños, los grandes letreros, metro
Cita en Glacière, justo enfrente de las primeras, hasta mañana, mi coco, no olvides
Todos los ojos del vagón fijos en una rodilla redonda que se descubre un poco de más, metro

El aprendiz de plomero que nos pone en el pie, su bolsa de 30 kilos, es el metro
Rueda, rueda siempre tus penas, tus amores, tus alegrías cotidianas, metro
Lleva a la cita a los felices, a los celosos de un extremo al otro, metro
Quien se va, quien regresa, es la sangre parisina, siempre viva y nueva, metro
Lo que hace que París, ayer como hoy, sea siempre tan bello, es el metro

Lo que hace que París, ayer como hoy, sea siempre tan bello, es el metro

Escrita por: Bob Castella / Henri Boutayre / Robert Lamoureux