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5 años de respiro

N.A.P.

5 ans De Répit

[FAF LA RAGE]
Un religieux, j'vois l'style, père entrer.
Pas d'soin pas d'medecin, j'vais crever
C'est leur volonté me garder isoler.
Que j'dise rien donner des noms, na
J'assume c'que j'ai été bien mais rend moi un service, padre.
Narrer à ma famille ce que je leur ai caché depuis des années.
A 37 ans voici mon récit ou tout à basculer
Loin du conte de fée, fixé, le décor était à chier.
Tu le sais fils et tu vois l'topo,
Enfance malheureuse gosse battu, un père ? non un salaud
Mon premier boulot, grattis pour ma mère et ses filles
J'l'ai abattu elle, elles m'ont j'té, c'est la vie fils.
Cool minaud pour du fric je sais l'faire et si j'galairai
J'ai dégomme des blaires pour du cash, gazier
Un tueur à gage, un mec sans âme, un mec qui pense avec l'arme.
Sans larmes, un mec qui traîne des cadavres
Des mille et une victimes, l'homme qui supprime.
L'homme qu'a rien à foutre de ta famille.
Si tu dois mourir, l'homme qui tire.
L'homme au compte en banque en Suisse qui délire
Le souvenir, le mec le pire, le mec qui vise shoot touche sa cible.
Le mec plié par des firmes des gros bonnets qui friment.
Le mec à éviter, padre tu le sais, mais j'ai décroché.
Ils m'ont d'mandé tuer un gamin d'huit ans, ça j'ai jamais fait non jamais.
Maintenant je sais pourquoi j'ai fuis.
Laissé les flingues dégoûté derrière moi 5 ans d'ça

Refrain (X2)
Un passé trouble 5 ans de répit.
Une vie à tuer et un jour tu pais le prix.
Ca tombe quand tu t'y attend pas.
Ton passé resurgi, trouble.
Tu prends la vie tu perds la vie c'est ainsi

Petit à p'tit dans ma nouvelle vie j'étais moins aux aguets
Remarqué, un an était passé, j'avais changé
D'ville, d'identité, cela s'imposait.
Supposé, que ma sécurité à ça tenait
32 ans j'avais, c'est dans un bar que j'l'ai rencontré
Elle resplendissait, détoné du cadre qui l'entourait.
Une fille bien, elle m'a appris à aimer sans intérêt
Carrément moi, à ce moment là j'me suis vu comme un autre
Dire qu'avant d'la violence j'étais apôtre
Un autre j'étais devenu
Le voisin gentil, l'ami
Celui avec qui on part en week-end vendredi
Fiancés puis mariés très vite ma femme est tombée enceinte
Si vous saviez ma joie, dans son ventre, y'avait un autre moi
J'disais plus je, mais nous, pour ma famille j'étais prés à tout
J'avoue, mes vieux reflexes n'étaient plus là,
N'avaient plus d'sens dans cette vie là
Mais voilà, j'étais devenu vulnérable j'crois.
Ce soir là j'étais resté bosser tard au bureau
L'téléphone avait sonné plusieurs fois, j'répondais pas un mot
Bizarre, une intuition, une voix dans ma tête.
Rentre chez toi pour voir la maison.
La lumière allumée la porte entrebâillée.
Avant d'l'ouvrir je savais qu'ils m'avaient retrouvés

Refrain (x2)

Maintenant j'suis là dans c'lit, j'pense à elle, j'pense à mon fils aussi
Ma vie un gachis, si j'avais su j'aurai mieux agit
Non le crime dans la peau, j'ai fais c'que j'avais à faire
Faut que j'me lève et je descende les commanditaires, frère.
J'dis quoi : faut pas que j'perde de vue la vie que j'menais
La morale qu'j'mettais fixé, que j'bascule pas dans l'passé
C'est sensé vouloir dire quoi moi j'vais y passer
Philosopher, padre, ton dieu c'qui va m'jeter
Finalement, j'raconte n'importe quoi, je sais qu'vous voulez m'aider
Mais, je sens je sais la fin et j'veux pas mourir
J'm'en fous tiens plus l'coup, c'est la haine qui l'emporte et
J'envoie ceux qui ont souffler mon bonheur mes forces et
Ma joie, ma vie, j'crois qu'aujourd'hui on meurt comme on vit, padre
C'est bizarre, j'ai plus de rancoeur au coeur, mais j'vit
J'remercie Dieu d'm'avoir donner 5 année d'répit

Refrain x2

5 años de respiro

[FAF LA RAGE]
Un religioso, veo el estilo, padre entra.
Sin cuidado, sin médico, voy a morir.
Es su voluntad mantenerme aislado.
Que no diga nada, dar nombres, nah.
Asumo lo que he sido, pero hazme un favor, padre.
Contar a mi familia lo que les he ocultado durante años.
A los 37 años, aquí está mi relato donde todo se desmoronó.
Lejos del cuento de hadas, fijado, el escenario era una mierda.
Tú lo sabes, hijo, y ves la situación.
Infancia infeliz, niño golpeado, ¿un padre? no, un desgraciado.
Mi primer trabajo, para mi madre y sus hijas.
La maté, me tiraron, así es la vida, hijo.
Tranquilo, coqueteo por dinero, sé cómo hacerlo y si me costaba trabajo.
He matado a idiotas por dinero, gaseador.
Un asesino a sueldo, un tipo sin alma, un tipo que piensa con el arma.
Sin lágrimas, un tipo que arrastra cadáveres.
De mil y una víctimas, el hombre que elimina.
El hombre que no le importa tu familia.
Si debes morir, el hombre que dispara.
El hombre con cuentas bancarias en Suiza que delira.
El recuerdo, el peor tipo, el tipo que apunta y toca su objetivo.
El tipo doblado por las empresas, los grandes jefes que presumen.
El tipo a evitar, padre, tú lo sabes, pero me retiré.
Me pidieron matar a un niño de ocho años, eso nunca lo hice, nunca.
Ahora sé por qué huí.
Dejé las armas asqueado hace 5 años.

Estribillo (x2)
Un pasado turbio, 5 años de respiro.
Una vida de matar y un día pagas el precio.
Sucede cuando menos lo esperas.
Tu pasado resurge, turbio.
Tomas la vida, pierdes la vida, así es.

Poco a poco en mi nueva vida estaba menos alerta.
Noté que un año había pasado, había cambiado.
De ciudad, de identidad, era necesario.
Se suponía que mi seguridad dependía de eso.
Tenía 32 años, la conocí en un bar.
Ella brillaba, destacaba del entorno que la rodeaba.
Una chica buena, me enseñó a amar sin interés.
Totalmente yo, en ese momento me vi como otro.
Decir que antes de la violencia era un apóstol.
Me había convertido en otro.
El vecino amable, el amigo.
Aquel con quien se va de fin de semana los viernes.
Comprometidos y luego casados muy rápido, mi esposa quedó embarazada.
Si supieran mi alegría, en su vientre había otro yo.
Ya no decía yo, sino nosotros, por mi familia estaba dispuesto a todo.
Confieso, mis viejos reflejos ya no estaban allí.
No tenían sentido en esa vida.
Pero sí, me había vuelto vulnerable, creo.
Esa noche me quedé trabajando hasta tarde en la oficina.
El teléfono había sonado varias veces, no respondí una palabra.
Extraño, una intuición, una voz en mi cabeza.
Vuelve a casa para ver la casa.
La luz encendida, la puerta entreabierta.
Antes de abrirla, sabía que me habían encontrado.

Estribillo (x2)

Ahora estoy aquí en esta cama, pienso en ella, pienso en mi hijo también.
Mi vida un desperdicio, si hubiera sabido habría actuado mejor.
No el crimen en la piel, hice lo que tenía que hacer.
Tengo que levantarme y bajar a los mandantes, hermano.
Qué digo: no debo perder de vista la vida que llevaba.
La moral que establecía, no caer en el pasado.
¿Qué se supone que significa eso? Creo que voy a morir.
Filosofar, padre, tu dios es quien me va a juzgar.
Al final, estoy diciendo tonterías, sé que quieren ayudarme.
Pero siento, sé el final y no quiero morir.
Me da igual, ya no aguanto más, es el odio el que gana y
Envío a aquellos que han robado mi felicidad, mis fuerzas y
Mi alegría, mi vida, creo que hoy morimos como vivimos, padre.
Es extraño, ya no tengo rencor en el corazón, pero vivo.
Agradezco a Dios por darme 5 años de respiro.

Estribillo x2

Escrita por: Abd Al Malik / Faf La Rage / Sulee B. Wax