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La Melodía de los Ladrillos

Nessbeal

La Mélodie Des Briques

Ces endroits où la vie d'homme ne vaut plus rien
Chaque coin du monde, ces endroits où l'enfant du puits Serin
ne joue plus serein, ces coins du monde où l'on sait ce que c'est que la faim
Leur blessure profonde comparable à un ravin
Et tous ces pays où seul les morts connaissent la paix
Faille d'une utopie la guerre passe, le silence est paix
Putain de faucheuse les femmes n'en peuvent plus de courir
La beauté de ce monde c'est faste qu'on rêve de parcourir
Moi je tourne en rond comme le globe la rue a son DEUG
Fume des spliffs fais le tour comme Filé Asfeld
On suffoque vu qu'on ne bouge pas de nos blocs
Les ambiances glauques prisons sans murs
Faut se taire quand tu te manges des claques
On se sent minuscule et incertain
On méprise cette terre et on la fouille d'un air hautain
Remplacer le soleil par un spliff le matin
On parle oseille loin du rivage c'est mourir sans voir loin
Ce n'est pas l'amour mais la mort qui fait tourner le monde
C'est du B52 ma prière sur un tapis de bombe
Ça fait longtemps qu'elle est morte la colombe
Buté par le Colomb ifriquia à la panse truffée de plomb
Comme en colombia né dans la dope
On veut partir mais les impôts nous brisent les côtes
Chaque coin du monde moi j'ai traversé l'Euphrate
C'est sans passeport qu'elles passent la frontière nos phrases

Notre univers l'HLM on s'entre-tue pour un long test
Où ça fourgue la mort mon contexte une montée de CC
Un long texte comme décrire cette envie de fuir
Oublier le pire se mettre ivre pour le fou-rire
Je suis pas né dans le ghetto international miseria
Bamako Casablanca l'écart se creuse entre les nantis
Et les démunis, Indonésie les rues égouts naître
Dans le dégoût a Manille
Je suis du tiers-monde continent mis dans un linceul
Toute la nuit les tomahawks ont déchiré le ciel
Civiles sont les pertes
Bagdad et tragédie comme l'histoire se répète
Imntanout en ce mois d'août j'suis seul moi et mes doutes
Jénine Palestine y'a du sang sur ta feuille de route
Moi dibou debout entre la mer et le désert
Jamajnou on garde le sourire même dans la misère

Y'a pas de lumière en ces temps d'injustice
On bute les justes les billets pissent sur ton armistice
Kétama les champs de cannabis
A86 j'suis sur la route de l'éloignement
Direction le bled Maroc dans mon cœur à chaque moment
Aucune mélodie ne rentre à Bolimonde
Génocide Rwanda chaque coin du monde
C'est l'art du coup d'état qu'on nous a laissé
Prise en otage par l'OMC ma terre est dépecée
Dépouillée à longueur de journée
Marchand d'illusion ma cité et nos visions goudronnés
Dire qu'à l'ONU ça mène la grosse vie
C'est des gosses qu'on vise comment ignorer ce qui se passe à Grozny
Un gosse sur quatre chez nous a le ventre vide
Charnier passé sous silence futur morbide
Darbeda Brésil y'a pas que des stars du ballon rond
C'est ma mémoire d'exil j'suis le Sahara couleur marron
Bien sur que c'est l'innocent qui claque sur ta ligne de front
Enfant soldat au Libéria ce monde une vaste ligne de front
Faut que je plane pour que ça tourne en rond
Chaque coin du monde on brûle tout pour dire que nous souffrons.

La Melodía de los Ladrillos

En estos lugares donde la vida de un hombre no vale nada
Cada rincón del mundo, estos lugares donde el niño del pozo Serin
ya no juega tranquilo, estos rincones del mundo donde se sabe lo que es el hambre
Su herida profunda comparable a un barranco
Y todos esos países donde solo los muertos conocen la paz
Falla de una utopía, la guerra pasa, el silencio es paz
Maldita parca, las mujeres ya no pueden correr más
La belleza de este mundo es un lujo que soñamos recorrer
Yo doy vueltas en círculos como el globo, la calle tiene su DEUG
Fumo porros, doy vueltas como Filé Asfeld
Nos ahogamos porque no salimos de nuestros bloques
Los ambientes lúgubres, prisiones sin muros
Hay que callarse cuando te comes golpes
Nos sentimos minúsculos e inciertos
Despreciamos esta tierra y la escudriñamos con aire altanero
Reemplazar el sol por un porro por la mañana
Hablamos de dinero lejos de la costa, es morir sin ver lejos
No es el amor, sino la muerte, la que hace girar al mundo
Es un B52 mi oración en una alfombra de bombas
Hace tiempo que murió la paloma
Muerto por el Colomb ifriquia con el vientre lleno de plomo
Como en Colombia, nacido en la droga
Queremos irnos pero los impuestos nos rompen las costillas
Cada rincón del mundo he cruzado el Éufrates
Es sin pasaporte que cruzan la frontera nuestras frases

Nuestro universo, el HLM, nos matamos por un largo examen
Donde se trafica la muerte, mi contexto una subida de CC
Un largo texto como describir esta ganas de huir
Olvidar lo peor, emborracharse para reír
No nací en el ghetto internacional miseria
Bamako Casablanca, la brecha se amplía entre los acaudalados
Y los desposeídos, Indonesia, las calles cloacas nacer
En el asco en Manila
Soy del tercer mundo, continente puesto en un sudario
Toda la noche los tomahawks han rasgado el cielo
Civiles son las pérdidas
Bagdad y tragedia como la historia se repite
Imntanout en este mes de agosto estoy solo, yo y mis dudas
Jenín, Palestina, hay sangre en tu hoja de ruta
Yo, dibou, de pie entre el mar y el desierto
Jamajnou, mantenemos la sonrisa incluso en la miseria

No hay luz en estos tiempos de injusticia
Matamos a los justos, los billetes se mean en tu armisticio
Kétama, los campos de cannabis
A86, estoy en el camino del alejamiento
Rumbo al pueblo, Marruecos, en mi corazón en cada momento
Ninguna melodía entra en Bolimonde
Genocidio en Ruanda, cada rincón del mundo
Es el arte del golpe de estado que nos han dejado
Tomada como rehén por la OMC, mi tierra está desgarrada
Despojada día tras día
Comerciante de ilusiones, mi ciudad y nuestras visiones asfaltadas
Decir que en la ONU llevan una gran vida
Son los niños a quienes apuntamos, ¿cómo ignorar lo que sucede en Grozny?
Uno de cada cuatro niños aquí tiene el estómago vacío
Matadero pasado por alto, futuro mórbido
Darbeda, Brasil, no solo hay estrellas del fútbol
Es mi memoria de exilio, soy el Sahara color marrón
Claro que es el inocente quien cae en tu línea del frente
Niño soldado en Liberia, este mundo una vasta línea del frente
Tengo que volar para que todo gire en círculos
Cada rincón del mundo quemamos todo para decir que sufrimos.

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