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Amor

Nochka

Amour

Le ciel a mit son grand foulard noir
Celui de la pluie et du désespoir
L'amour se réfugie dans son manoir
Colère de la vie pour un aurevoir

J'ai crié, hurlé vers l'horizon
Pleuré pour étouffer le silence
J'ai tremblé, j'ai gribouillé son nom
La mer m'a invitée dans sa danse

Quand j'ai rencontré l'amour, je le croyais éternel
Courant chaud qui dure toujours
Pour naviguer, rien de tel

Tout le monde rêve de lui
Le vrai, le grand, celui d'une vie
Celui qui vire chaque nuit
Le passionnel ça donne envie

Le mien commence dans un cabaret
Je suis sur scène et il apparait
Puis balade en bord de Seine à Paris
La porte du Paradis c'est par ici

Je pense à lui tout le temps
Au toilettes, au printemps
Il pense à moi tout le temps
En hiver, en mangeant

Eh-

On décide de mettre le cap
Les amis j'en ai ma claque
On fait gronder le moteur
Et on s'en va vers ailleurs

Eh, eh, eh

La croisière fut rapide
Spoiler ça finit mal
Notre amour intrépide
La mer a eu l'mal

Dans toutes les histoires
Y'a des vagues difficiles
Sauf que dans mon histoire
Si, si que tout vacille

Au milieu du beau voyage
On a fait naufrage
Perdu l'équipage
Dans la fureur de l'orage

Moi j'aimais l'cinéma
On a fait Titanic
Jack a tiré vers le bas
Et Rose qui panique

Relation consumée, consacrée à s'aimer
Sacrément con c'est vrai, on s'est pas conservés
S'agissait d'assumer surtout pas d'soupirer
À vouloir supputer, l'amour s'est estompé

L'art est larmoyant, c'est alarmant
La larme à l'œil, il s'est éloigné
L'amour à l'armée l'a désarmé
Son armure l'a largué lourdement

Je ne dors plus la nuit, je fais des insomnies
Parano dans mon lit, épilepsie
J'entends l'amour dans tous les bruits du monde (l'amour)
Dans les coquillages et quand le vent gronde

Je me laisse porter, je tangue dans les vagues
Et le courant me porte
Je me laisse flotter, rongée par mes lames sales et
Attends dans la côte

Dans les dents de la mer le mou dévore à petits crocs
Mon ancre se perd la peau dans les os

J'écoute le chant des sirènes
Qui me guide et me ramène
Échouée sur la plage ivre de vie
Il faut r'tourner là-bas, j'ai pas envie

J'ai crié, hurlé vers l'horizon
Pleurer pour étouffer le silence
J'ai tremblé, j'ai gribouillé son nom
La mer m'a invitée dans sa danse

On a roulé à ne plus respirer
Dans ses bras j'ai noyé mon chagrin
Elle m'a pelotée contre les rochers
L'écume de ses doigts a caressé les miens

J'ai crié, hurlé vers l'horizon
Pleurer pour étouffer le silence
J'ai tremblé, j'ai gribouillé son nom
La mer m'a invitée dans sa danse

On a roulé à ne plus respirer
Dans ses bras j'ai noyé mon chagrin
Elle m'a pelotée contre les rochers
L'écume de ses doigts a caressé mes seins

Amor

El cielo ha puesto su gran pañuelo negro
El de la lluvia y la desesperación
El amor se refugia en su mansión
La ira de la vida para un adiós

Grité, aullé hacia el horizonte
Lloré para sofocar el silencio
Temblé, garabateé su nombre
El mar me invitó a su baile

Cuando encontré el amor, lo creía eterno
Corriente cálida que perdura siempre
Para navegar, nada mejor

Todos sueñan con él
El verdadero, el grande, el de toda una vida
Aquel que cambia cada noche
Lo apasionado da ganas

El mío comienza en un cabaret
Estoy en el escenario y él aparece
Luego paseo a orillas del Sena en París
La puerta del Paraíso está por aquí

Pienso en él todo el tiempo
En el baño, en primavera
Él piensa en mí todo el tiempo
En invierno, mientras come

Eh-

Decidimos poner rumbo
Estoy harto de los amigos
Hacemos rugir el motor
Y nos vamos a otro lugar

Eh, eh, eh

El crucero fue rápido
Spoiler, termina mal
Nuestro amor intrépido
El mar lo tuvo mal

En todas las historias
Hay olas difíciles
Excepto en mi historia
Sí, sí, todo se tambalea

En medio del hermoso viaje
Naufragamos
Perdimos la tripulación
En la furia de la tormenta

A mí me gustaba el cine
Hicimos Titanic
Jack se hundió
Y Rose en pánico

Relación consumida, consagrada a amarse
Malditamente tonto, es verdad, no nos conservamos
Se trataba de asumir, no de suspirar
Al querer suponer, el amor se desvaneció

El arte es lloroso, es alarmante
Con lágrimas en los ojos, se alejó
El amor en el ejército lo desarmó
Su armadura lo dejó caer pesadamente

Ya no duermo por la noche, tengo insomnio
Paranoico en mi cama, epilepsia
Escucho el amor en todos los ruidos del mundo (el amor)
En las conchas y cuando el viento ruge

Me dejo llevar, me balanceo en las olas
Y la corriente me lleva
Me dejo flotar, corroída por mis sucias lágrimas y
Espero en la costa

En los dientes del mar, lo blando devora a pequeños mordiscos
Mi ancla se pierde en la piel y los huesos

Escucho el canto de las sirenas
Que me guía y me devuelve
Varada en la playa, ebria de vida
Tengo que volver allá, no quiero

Grité, aullé hacia el horizonte
Lloré para sofocar el silencio
Temblé, garabateé su nombre
El mar me invitó a su baile

Rodamos sin respirar
En sus brazos ahogué mi pena
Me acarició contra las rocas
La espuma de sus dedos acarició los míos

Grité, aullé hacia el horizonte
Lloré para sofocar el silencio
Temblé, garabateé su nombre
El mar me invitó a su baile

Rodamos sin respirar
En sus brazos ahogué mi pena
Me acarició contra las rocas
La espuma de sus dedos acarició mis senos

Escrita por: Nolwenn Pardon