Harlem (Fables of Faubus)
Chanter dans le noir
Pour ne pas avoir peur
Cruel dilemme
Pour un homme de couleur
Dans tes rues Harlem
J'entends des sirènes de police
Je préfère tes sirènes
Celles qui ont la peau lisse
Harlem, Harlem, j'ai peur!
J'ai peur, Harlem
Au milieu de ta nuit
Je sens l'haleine
D'un couteau qui me suit
Quand je me retourne
Des millions d'étoiles devant moi
Ruissellent sur les toits
De neige et de suie
Harlem, chéri
Toi, la crèche
Où le petit crépu est né
Toi, la dèche
Mille fois surmontée
Par un swing de velours
Dans un tempo d'acier
Harlem pacifié
Macrocifié
Tiens, voilà Mingus
Je croyais qu'il était mort
L'olibrius a toujours du ressort
Devant moi il passe
A moitié râteau de la rascasse
A moitié prote avion
Hérissé de rayons
Cactus
Mingus
Un vent glacial
Fait du base-ball avec le journal
Un génie grève
Mais voici le plus beau
Le tambour sous terre
Fait craquer son tombeau
J'ai froid, j'ai chaud
Harlem!
Chanter dans le noir
Pour ne pas avoir peur
Unique espoir
Pour un homme de couleur
Soudain le miracle
Alors que je n'ai bu que le l'eau
J'aperçois Apollon qui sort de l'Appolo
Harlem, de neige et de suie
Harlem, je te suis!
Harlem (Fábulas de Faubus)
Cantar en la oscuridad
Para no tener miedo
Cruel dilema
Para un hombre de color
En tus calles, Harlem
Escucho sirenas de policía
Prefiero tus sirenas
Las que tienen la piel suave
Harlem, Harlem, ¡tengo miedo!
¡Tengo miedo, Harlem!
En medio de tu noche
Siento el aliento
De un cuchillo que me sigue
Cuando me doy la vuelta
Millones de estrellas frente a mí
Deslizan sobre los techos
De nieve y hollín
Harlem, querido
Tú, la cuna
Donde nació el pequeño rizado
Tú, la miseria
Mil veces superada
Por un swing de terciopelo
En un tempo de acero
Harlem pacificado
Macrocificado
Ahí viene Mingus
Creí que estaba muerto
El loco siempre tiene energía
Frente a mí pasa
A medio rastrillo de la rascasse
A medio portero de avión
Erizado de rayos
Cactus
Mingus
Un viento helado
Juega al béisbol con el periódico
Un genio en huelga
Pero aquí está lo más hermoso
El tambor bajo tierra
Hace crujir su tumba
¡Tengo frío, tengo calor!
¡Harlem!
Cantar en la oscuridad
Para no tener miedo
Única esperanza
Para un hombre de color
De repente el milagro
Mientras solo he bebido agua
Veo a Apolo salir del Apolo
Harlem, de nieve y hollín
¡Harlem, te sigo!