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El momento de arriba

Orakle

L'instant du dessus

L'instant du dessus - le "puissif"

C'est un corps qui a vaincu
Que l'aube encense et perpétue
Une puissance qui s'est battue
Offrant aux sens ce qui est du

En cette aisance, cette tenue
Oeuvre une danse qui s'est accrue
Car du jouir, du rire parvenu
Naît à présent l'instant du dessus

Aux antipodes de tout épuisement - se joue ma rétention
Règne vital du délassement - prémices d'une création
Une montagne dont les tréfonds suspendent toute réaction
Je suis un arbre, lent et fécond, qui se rit des agressions

C'est d'un air vif et explosif
Dont se nourrit ma belle humeur créatrice
Un vent "puissif" et incisif
Dont l'action sur les petits est destructrice

Car ma gaieté effraie et fait frémir
Elle regorge d'une puissance que l'on ne peut contenir

C'est de l'humeur d'un fou que les pauvres jugent
C'est de la force d'un homme dont la réalité fait part

Submerger, engloutir et surpasser
La douceur de ce qui est violent, cru et vivant
Ne se dévoile qu'au terme d'un dépassement

Car c'est à nous que revient le droit de la maîtrise
Pour que le soleil inonde et la vue jamais ne se brise

Mais je ne suis pas à l'abri
D'être à mon tour, moi-même démuni
L'instable, à tout instant, me guette
M'imposant de nouveau l'éternelle conquête

El momento de arriba

El momento de arriba - el 'poderoso'

Es un cuerpo que ha vencido
Que el amanecer inciensa y perpetúa
Una potencia que ha luchado
Ofreciendo a los sentidos lo que es propio

En esta facilidad, esta compostura
Obra una danza que ha crecido
Por el disfrutar, la risa alcanzada
Nace ahora el momento de arriba

En las antípodas de todo agotamiento - se juega mi retención
Reina vital del descanso - preludios de una creación
Una montaña cuyas profundidades suspenden toda reacción
Soy un árbol, lento y fecundo, que se ríe de las agresiones

Es de un aire vivo y explosivo
Del cual se nutre mi buen humor creativo
Un viento 'poderoso' e incisivo
Cuya acción sobre los débiles es destructiva

Porque mi alegría asusta y estremece
Está llena de una potencia que no se puede contener

Es del humor de un loco que los pobres juzgan
Es de la fuerza de un hombre cuya realidad participa

Sumergir, engullir y superar
La dulzura de lo que es violento, crudo y vivo
Solo se revela al término de una superación

Porque a nosotros nos corresponde el derecho de la maestría
Para que el sol inunde y la vista nunca se quiebre

Pero no estoy a salvo
De ser a su vez, yo mismo despojado
Lo inestable, en todo momento, me acecha
Imponiéndome de nuevo la eterna conquista