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No te vayas

Patrick Bruel

Pars Pas

On est tout seul quand on a mal... bien sûr,
Quand on dégueule le bleu trop pâle des murs.
Cette douleur qui te serre et moi qui peux rien faire.
Ce silence... j' te connais bien, tu dis tellement... tellement... quand tu dis rien.

Parle-moi... même si je sais tout déjà.
Parle-moi... de tout, de rien, mais de toi
Et même si t'as encore envie de pleurer
Si t'as encore envie de te tailler la peau;
Si tu crois plus en rien, même plus en tes mots
Parle-moi... me laisse pas, te laisse pas...

On était fous, on était forts, on riait d' tout, même de la mort.
Toi qui rêvais plus haut que moi.
Toi qui savais c' qu'on n'apprend pas.
A qui tu vas faire croire que t'es au bout d' la route ?
A qui tu vas faire croire que tu lâches, que tu doutes ?
Que tu veux plus te battre, que ton corps te dégoûte ?
Pas à moi, non, non, pas à moi... rappelle-toi... rappelle-toi...

Je t'arracherai d'ici, je casserai toutes les portes,
J'irai crier partout qu' c'est la mort qui est morte !
On partira chasser les nuages et les filles,
On les fera danser, on piquera tout c' qui brille.
Alors si t'as encore envie de pleurer
Et si tu veux tomber à genoux pour prier,
Je prierai avec toi ces dieux que je déteste
Pour que tu restes, pour que tu restes... pour que tu restes...

Pardonne-moi, je m'égare... mais tout me fait peur ce soir
Lr temps d'apprendre, le temps d'aimer, faut tout rendre, tout laisser.
A qui tu vas faire croire que t'es au bout d' la route ?
Que tu lâches, que tu doutes ?
Que ton corps te dégoûte ? Pas à moi...
J'entends... ton coeœur qui bat...
C'est plus fort... c'est plus fort que ça...
Parle-moi... j'entends... ton coeœur qui bat...
C'est plus fort... c'est plus fort que ça...
Lâche pas... t'es plus fort que ça...
Mais pars pas... pars pas... pars pas...

No te vayas

Estamos solos cuando nos duele... por supuesto,
Cuando vomitamos el azul demasiado pálido de las paredes.
Este dolor que te aprieta y yo que no puedo hacer nada.
Este silencio... te conozco bien, dices tanto... tanto... cuando no dices nada.

Háblame... aunque ya sepa todo.
Háblame... de todo, de nada, pero de ti.
Y aunque aún tengas ganas de llorar
Si aún quieres cortarte la piel;
Si ya no crees en nada, ni siquiera en tus palabras
Háblame... no me dejes, no te dejes...

Éramos locos, éramos fuertes, nos reíamos de todo, incluso de la muerte.
Tú que soñabas más alto que yo.
Tú que sabías lo que no se aprende.
¿A quién le vas a hacer creer que has llegado al final del camino?
¿A quién le vas a hacer creer que te rindes, que dudas?
Que ya no quieres luchar, que tu cuerpo te repugna?
No a mí, no, no a mí... recuerda... recuerda...

Te sacaré de aquí, romperé todas las puertas,
Gritaré por todas partes que la muerte ha muerto!
Nos iremos a cazar nubes y chicas,
Las haremos bailar, nos llevaremos todo lo que brille.
Entonces, si aún quieres llorar
Y si quieres arrodillarte para rezar,
Rezaré contigo a esos dioses que detesto
Para que te quedes, para que te quedes... para que te quedes...

Perdóname, me estoy desviando... pero todo me da miedo esta noche
El tiempo de aprender, el tiempo de amar, hay que devolverlo todo, dejarlo todo.
¿A quién le vas a hacer creer que has llegado al final del camino?
Que te rindes, que dudas?
Que tu cuerpo te repugna? No a mí...
Escucho... tu corazón latir...
Es más fuerte... es más fuerte que eso...
Háblame... escucho... tu corazón latir...
Es más fuerte... es más fuerte que eso...
No te rindas... eres más fuerte que eso...
Pero no te vayas... no te vayas... no te vayas...

Escrita por: Patrick Bruel