Reflexões de quem anda
Tenho semeado nas rimas,
Aromas de pasto e flor,
Com lições de corredor
Brados de paz contra a guerra,
E uma certeza, que encerra,
No tino de andar sozinho,
Chegar ao fim do caminho
E devolver-lhe pra terra!
Porque os pendores campeiros
Que este meu verso eterniza,
É alma que se enraíza
Firmando a crença de um povo;
E, às vezes, quando removo
O Baú dos meus anseios,
Me sinto sobre os arreios
Fazendo Pátria de novo.
Orquetado tempo afora
Repenso o que a vida ensina,
É a resistência da crina
Onde o meu canto se agarra,
São as cordas da guitarra
Afinadas todo o ano
Com diapasão de minuano
Ou com vozes de cigarra.
Extraviei pelas distâncias
Pedaços do que juntei,
E os assovios que deixei
Para entreter as demoras,
Sonorizando as auroras
Nos horizontes tranqüilos,
Renascem cantos de grilos
Nas rosetas das esporas.
Por entender aos que sofrem
"Basteriei" os sentimentos,
Sempre embuçalo momentos
Que tironeiam meu ser,
Isso me fez aprender
Que os lançantes ternura:
São luzes pra quem procura
Um rumo para crescer.
Sempre pensei que ser grande
É ter purezas por dentro
E a verdade como o centro,
Esteio pras emoções,
Balizando as decisões
Com a razão desarmada
Sem "trampas" e martilhadas
Nas trilhas dos corações
Eu sei que há de ficar
A minha voz nos galpões
Pras vindouras gerações
Que nascerão neste solo.
E, por isso, me consolo,
Pois nas verdades que trago,
Anda a esperança do pago
Pelos embalos de colo!
Réflexions de celui qui marche
J'ai semé dans mes rimes,
Des arômes de prairies et de fleurs,
Avec des leçons de couloir
Des cris de paix contre la guerre,
Et une certitude, qui enferme,
Dans l'esprit de marcher seul,
Atteindre le bout du chemin
Et le rendre à la terre !
Car les penchants de la campagne
Que ce vers éternise,
C'est une âme qui s'enracine
Affirmant la croyance d'un peuple ;
Et, parfois, quand je déterre
Le coffre de mes désirs,
Je me sens sur les harnais
Refaisant la Patrie.
Égrenant le temps qui passe
Je repense à ce que la vie enseigne,
C'est la résistance de la crinière
Où mon chant s'accroche,
Ce sont les cordes de la guitare
Accordées toute l'année
Avec le diapason du vent
Ou avec les voix des cigales.
J'ai égaré à travers les distances
Des morceaux de ce que j'ai rassemblé,
Et les sifflements que j'ai laissés
Pour divertir les attentes,
Sonorisant les aurores
Dans les horizons tranquilles,
Renaissent des chants de grillons
Dans les rosettes des éperons.
Pour comprendre ceux qui souffrent
"J'ai suffi" les sentiments,
Toujours j'enveloppe des moments
Qui tiraillent mon être,
Cela m'a fait apprendre
Que les élans de tendresse :
Sont des lumières pour ceux qui cherchent
Un chemin pour grandir.
J'ai toujours pensé que grandir
C'est avoir des puretés en soi
Et la vérité comme centre,
Pilier pour les émotions,
Équilibrant les décisions
Avec la raison désarmée
Sans "trucs" et martelées
Sur les sentiers des cœurs.
Je sais que ma voix restera
Dans les granges
Pour les générations à venir
Qui naîtront sur ce sol.
Et, pour cela, je me console,
Car dans les vérités que je porte,
Marche l'espoir du pays
Par les bercements de l'enfance !