La vipère du trottoir
Depuis longtemps elle l'avait dans la peau
C'est pourquoi sur le Sébasto
Le long des murs le soir elle rampait
En disant il faut que je l'ai
Un soir qu'il sortait de l'atelier
Elle aborda l'ouvrier.
Elle lui dit : j'voudrais t'aimer
T'as de belles mirettes, tu m'plais
L'ouvrier sourit, et dit : je sais
Qu'on t'appelle la vipère du trottoir
Je sais, combien tu fascines avec tes yeux noirs
Oh oui ! je veux vivre désormais près de toi
Pourvu que tu ne sois rien qu'à moi
De tous, c'est toi seul que je préfère maintenant
Dit-elle, tout en lui mordant les lèvres jusqu'au sang
C'est toi, oui toi seul, qu'elle aimerait follement
La vipère !
Et mordu par le venin du mal
Il succomba c'était fatal
Il quitta l'atelier lâchement,
Ses amis, sa vieille maman
Dans les bouges maintenant il joue
Avec des filles des voyous
Et quand elle vient lui donner
Son argent et son baiser
Alors elle dit : Chéri c'est moi
Qu'on appelle la vipère du trottoir
Pour toi, je vends mes baisers
Mon corps, chaque soir
Tu sais que mon cœur t'appartient tout
Mon costaud
Je t'aime car pour moi t'es le plus beau
Veux-tu que je vole pour te plaire
Je le ferai
Je sens que si tu me le commandes
Je tuerai
Chéri elle sera ton esclave désormais
La vipère !
{accordéon}
V'là huit jours que la vipère a fuit
Et maintenant toutes les nuits
Pour la revoir il la cherche partout
Près à lui faire un mauvais coup
Lorsqu'un soir il l'a voit et soudain
Il lui barre le chemin
Tu vas revenir ou sinon...
Elle lui répondit : non
Alors tout surpris il dit : je sais
Le pouvoir de la vipère du trottoir
Un autre s'est laissé prendre au miroir
De tes yeux noirs
Pour toi il a quitté le travail, les parents
Demain c'est le bagne qui l'attend
Prenant la vipère doucement dans ses bras
Il dit : chérie tu ne recommenceras pas
Alors sans pitié froidement il étrangla
La vipère !
La víbora de la acera
Desde hace mucho tiempo la tenía bajo la piel
Por eso en el Sébasto
Por los muros de la noche se deslizaba
Diciendo 'debo tenerlo'
Una noche que salía del taller
Abordó al obrero
Le dijo: 'quiero amarte'
'Tienes unos bellos ojos, me gustas'
El obrero sonrió, y dijo: 'sé'
Que te llaman la víbora de la acera
Sé cuánto fascinas con tus ojos negros
¡Oh sí! Quiero vivir cerca de ti a partir de ahora
Siempre y cuando no seas de nadie más que mío
De todos, ahora eres el único que prefiero
Dijo, mientras le mordía los labios hasta sangrar
Eres tú, sí solo tú, a quien amaría locamente
La víbora!
Y envenenado por el veneno del mal
Sucumbió, fue fatal
Abandonó el taller cobardemente
A sus amigos, a su vieja madre
Ahora juega en los antros
Con chicas y rufianes
Y cuando ella viene a darle
Su dinero y su beso
Entonces ella dice: 'Cariño, soy yo'
A quien llaman la víbora de la acera
Por ti, vendo mis besos
Mi cuerpo, cada noche
Sabes que mi corazón es todo tuyo
Mi fornido
Te amo porque para mí eres el más guapo
¿Quieres que robe para complacerte?
Lo haré
Siento que si me lo ordenas
Mataré
Cariño, ella será tu esclava a partir de ahora
La víbora!
{acordeón}
Hace ocho días que la víbora huyó
Y ahora todas las noches
La busca por todas partes para volver a verla
Dispuesto a hacerle una mala jugada
Cuando una noche la ve y de repente
Le bloquea el paso
'Vas a volver o si no...'
Ella le responde: 'no'
Entonces sorprendido dice: 'sé'
El poder de la víbora de la acera
Otro cayó en el espejismo
De tus ojos negros
Por ti dejó el trabajo, a los padres
Mañana lo espera la cárcel
Tomando suavemente a la víbora en sus brazos
Dice: 'cariño, no volverás a hacerlo'
Entonces sin piedad fríamente la estranguló
¡La víbora!