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Borrando Todo

Polémil Bazar

On Efface Tout

Viens perdre le nord, mettre ton compteur à zéro
Viens t'glisser des mains, laisser valser ton cerveau
Sors de ce grand corps, défais tes nœuds, desserre les crocs
Ravale ton fiel et vole, encore un peu plus haut

Ici les murs fondent au soleil
Comme les soucis, les mots qui courent
Sont d'la frénésie qui s'réveille
Et d'la poésie des basses-cours
Où l'chant des coqs au vin mousseux
Réveille les morts et s'harmonise
Aux hurlements des jours heureux
C'est l'concert des âmes insoumises

On efface tout c'qui rime avec
Chagrin, rancœur, ennui, misère et abandon
Ça fait des trous qu'on bouche avec
L'euphorie des cœurs évadés de leur cloison

Montre tes couleurs, sors le lapin de ton chapeau
Range tes humeurs et fais-nous voir ton numéro
Désobéis-toi, débarrasse tous tes interdits
Prends ton grabat, lève-toi et marche; on a qu'une vie

Ici les portes sont ouvertes
Aux destins les plus improbables
Et les fenêtres se permettent
De nous faire toucher l'impalpable
On ne cherche pas ce qu'on trouve
On suit le filon de nos veines
Tout l'monde est le fils de la louve
Ou bien la fille du capitaine

Si t'hésites encore à t'embarquer dans not' bateau
À mettre le cap au hasard et aux oiseaux
J't'offre une mer à boire et d'la chair de lune à manger
J'te donne le vent dans ce p'tit air endimanché, un vent diablé

Ici y'a qu'un plafond d'azur
C'est l'infini, c'est l'absolu
Ici t'es partout en lieu sûr
Et si on t'a pas convaincu
On t'fait faire l'essai pour une heure
C'est gratuit, on fournit les ailes
C'est clé en main, c'est du bonheur
Garanti à vie éternelle

Borrando Todo

Ven y pierde el norte, reinicia tu contador
Ven y deja que se te escape de las manos, deja que tu cerebro baile
Sal de este gran cuerpo, desata tus nudos, afloja los dientes
Traga tu bilis y vuela, aún más alto

Aquí los muros se derriten al sol
Como las preocupaciones, las palabras que corren
Son de la frenesí que despierta
Y de la poesía de los corrales
Donde el canto de los gallos con vino espumoso
Despierta a los muertos y armoniza
Con los aullidos de los días felices
Es el concierto de las almas insubordinadas

Borramos todo lo que rima con
Tristeza, rencor, aburrimiento, miseria y abandono
Eso hace agujeros que tapamos con
La euforia de los corazones escapados de su encierro

Muestra tus colores, saca el conejo de tu sombrero
Guarda tus humores y muéstranos tu número
Desobedécete, deshazte de todos tus prohibidos
Toma tu lecho, levántate y camina; solo tenemos una vida

Aquí las puertas están abiertas
A los destinos más improbables
Y las ventanas se permiten
Hacernos tocar lo intangible
No buscamos lo que encontramos
Seguimos el filón de nuestras venas
Todo el mundo es hijo de la loba
O la hija del capitán

Si aún dudas en embarcarte en nuestro barco
En poner rumbo al azar y a los pájaros
Te ofrezco un mar para beber y carne de luna para comer
Te doy el viento en este pequeño aire de domingo, un viento endiablado

Aquí solo hay un techo de azul
Es el infinito, es el absoluto
Aquí estás en todas partes seguras
Y si no te hemos convencido
Te hacemos una prueba por una hora
Es gratis, proporcionamos las alas
Es llave en mano, es felicidad
Garantizada de por vida eterna

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