395px

Pam-pa-nam

Oxmo Puccino

Pam-pa-nam

J'ai grandi sur une île sans mer, aux vagues sèches et grises
Sur les hauteurs, je flottais en visant les autres rives
Des globules métissés circulent
Dans les artères bouchées
Du cannibale, aux mille pattes
Métallique roulant dans ses bouches

Qui à l'aube crachent des gens qui baillent
Et les mangent aux heures de pointe
Les titis n'ont pas le temps de leur ville
Les passants viennent de loin
Nous, dès qu'on veut profiter
D'elle un peu la vie se complique

Courir sans la forme olympique, vous trace le regard oblique
À force de pression constante, la tension va s'estomper
Par imprudence des gens qui s'aiment
Sans gare, se laissent tomber
Je démontre un escargot à la coquille dure à pénétrer
Mais le monstre est beau
À chaque retour, vous reconnaîtrez
Pam pam pa nam
Pam pam nam
Pam pa nam

Une créature de bitume, sa voix ferrée te crie dessus
Chuchote au marteau piqueur, les petits coeurs sont des fissures
Le temps se divise par quatre dans son oesophage
C'est lui la bête mais c'est nous qui sommes en cage
Sans changer de taille il grossit au risque
De serrer sa ceinture jusqu'à déchirer le périphérique
À part sur l'avenue tu feras pas dix mètres sans toucher le mur
Ou, sans qu'on te bouscule face aux fourmis, tu te sens ridicule

Après tout, que serait batman sans gotham?
Quand le monstre s'assombrit, que les sourires diminuent
C'est à cause des gratte-ciels que les nuages éternuent
Alors l'orage gronde et la foudre précède un
Même dans ses rares passages, le soleil sait se faire beau
La chaleur accueillie, telle un joli fardeau
Magistrale au mois de mai, la joie devient capitale

À demi nues sur les terrasses, les fraîcheurs sont admirables
Les quais sont florissants, inondés de coulées vertes
Chaque rencontre se change en amicale découverte
Agrippés aux ailes des bateaux mouches
Dans les parcs on pique-nique en chantant

Pam-pa-nam

Crecí en una isla sin mar, con olas secas y grises
En las alturas, flotaba apuntando a las otras orillas
Glóbulos mestizos circulan
En las arterias obstruidas
Del caníbal, con mil patas
Metálico rodando en sus bocas

Que al amanecer escupen gente bostezando
Y los devoran en horas pico
Los titis no tienen tiempo para su ciudad
Los transeúntes vienen de lejos
Nosotros, apenas queremos disfrutar
Un poco de la vida se complica

Correr sin la forma olímpica, te traza la mirada oblicua
Por la constante presión, la tensión se desvanecerá
Por imprudencia de la gente que se ama
Sin parada, se dejan caer
Muestro un caracol con caparazón duro de penetrar
Pero el monstruo es hermoso
En cada regreso, reconocerás
Pam pam pa nam
Pam pam nam
Pam pa nam

Una criatura de asfalto, su voz de hierro te grita
Susurra al martillo neumático, los corazones pequeños son grietas
El tiempo se divide por cuatro en su esófago
Él es la bestia pero somos nosotros quienes estamos enjaulados
Sin cambiar de tamaño, crece al riesgo
De apretar su cinturón hasta romper el perímetro
Excepto en la avenida, no harás diez metros sin tocar la pared
O, sin que te empujen frente a las hormigas, te sientes ridículo

Después de todo, ¿qué sería Batman sin Gotham?
Cuando la bestia se oscurece, las sonrisas disminuyen
Es por los rascacielos que las nubes estornudan
Entonces el trueno ruge y el relámpago precede
Incluso en sus escasos pasajes, el sol sabe lucirse
El calor acogido, como una carga hermosa
Magistral en mayo, la alegría se vuelve capital

A medio desnudas en las terrazas, las frescuras son admirables
Los muelles están florecientes, inundados de corrientes verdes
Cada encuentro se convierte en un descubrimiento amistoso
Agarrados a las alas de los barcos turísticos
En los parques hacemos picnic cantando

Escrita por: