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Acerca de My Neck

Raphaël Haroche

Sur Mon Cou

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

Acerca de My Neck

En mi cuello sin armadura y sin odio, mi cuello
Que mi mano sea más ligera y más grave que una viuda
Desliza bajo mi cuello, sin que tu corazón se mueva
Deje que sus dientes ponen su sonrisa lobo

Oh, ven mi hermoso sol, oh ven mi noche de España
Ven a mis ojos que estará muerto mañana
Ven, abre mi puerta, tráeme tu mano
Llévame lejos de aquí para vencer nuestra campaña

El cielo puede despertar, las estrellas florecen
Ni las flores suspiran, y desde cerca de la hierba negra
Dando la bienvenida al rocío donde la mañana va a beber
El campanario puede sonar: yo solo moriré

¡Oh, ven mi rosa cielo, oh canasta rubia!
Visita tu corredor de la muerte en su noche
Quítate la carne, mata, sube, muerde
¡Vamos! ¡Vamos! Pon tu mejilla contra mi cabeza redonda

No habíamos terminado de hablar de amor
No habíamos terminado de fumar a nuestros gitanos
Uno se pregunta por qué los tribunales condenan
Un asesino tan guapo que hace que el día se desvanezca

¡El amor viene a mi boca! ¡El amor abre tus puertas!
Cruzar los pasillos, descender, caminar
Volar por las escaleras más suave que un pastor
Más sostenido por el aire que un vuelo de hojas muertas

O cruzar las paredes, si es necesario caminar hasta el borde
Tejados, océanos, cubierta con luz
Usa la amenaza, usa la oración
Pero ven, fragata mía, una hora antes de morir

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