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Un domingo en otoño

Rapsat Pierre

Un dimanche en automne

Mon père venait du nord
Ma mère vient du sud
Je suis né dans un pays
Grand comme un confetti
Les dunes, un soleil rare
C'est Marijk, on nous sépare
On ne voulait pas que l'on s'aime
Le chagrin d'un belge

De la Venise du nord
Aux corons du sud
J'ai aimé bien des gens
Leurs différences leurs accents
Mais Marijk dans ce pays
En Flandre, en Wallonie
Certains, n'aiment pas que l'on s'aime
Le chagrin d'un belge

Quelques juges à Bruxelles
L'épée pointée vers le ciel
Se prennent pour Saint Michel
Ont-ils baissé les yeux?
Savent-ils qu'au pied de l'archange
Le monde change
La marée avance

Des fois j'pense à mon vieux
Qu'il soit plus là c'est mieux
Il aurait trouvé la bière
Trop sombre, trop amère
Comme ces uniformes noirs
Qui hantaient sa mémoire
Ceux qui, n'voulaient pas qu'on se tiennent
Mais un dimanche...

Le chagrin des belges est si fort
Qu'alors, du sud au nord
Tout un peuple se rassemble
Pour pleurer, renaître, ensemble
N'y a-t-il que la douleur
Qui puisse unir nos coeurs
Fallait-il que l'on s'aime
Pour qu'un dimanche
Nos enfants se souviennent
D'une marée blanche

Wij geven zo veel om elkaar
Deze zondag

C'était dimanche

Un domingo en otoño

Mi padre venía del norte
Mi madre viene del sur
Nací en un país
Tan grande como un confeti
Las dunas, un sol raro
Es Marijk, nos separan
No querían que nos amáramos
La tristeza de un belga

Desde la Venecia del norte
A los coros del sur
He amado a mucha gente
Sus diferencias, sus acentos
Pero Marijk en este país
En Flandes, en Valonia
Algunos no quieren que nos amemos
La tristeza de un belga

Algunos jueces en Bruselas
La espada apuntando al cielo
Se creen San Miguel
¿Han bajado la mirada?
¿Saben que al pie del arcángel
El mundo cambia
La marea avanza?

A veces pienso en mi viejo
Que ya no esté es mejor
Habría encontrado la cerveza
Demasiado oscura, demasiado amarga
Como esos uniformes negros
Que atormentaban su memoria
Aquellos que no querían que nos abrazáramos
Pero un domingo...

La tristeza de los belgas es tan fuerte
Que entonces, del sur al norte
Todo un pueblo se reúne
Para llorar, renacer, juntos
¿Solo la pena
Puede unir nuestros corazones?
¿Fue necesario que nos amáramos
Para que un domingo
Nuestros hijos recuerden
Una marea blanca?

Nos preocupamos tanto el uno por el otro
Este domingo

Era domingo

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