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Pequeño Camarada

Reinhard Mey

Petit Camarade

Pour toi, toutes les choses sont parfaites,
Simples et claires et justes a la fois.
Pour toi, tous les jours sont des jours de fête,
Pleins de miracles qui ne se produisent que pour toi!
Que j'aime te voir croire à ces merveilles,
Avec autant d'ardeur et tant de foi.
Jamais en toi nul doute ne s'éveille
Et moi-même j'arrive à y croire encore une fois.

Comme des lampions par les chemins d'automne,
Tu te balances en mon esprit,
Et comme une étincelle tu rayonnes
Lorsque parfois devant moi l'horizon s'est assombri.

Le moindre rien te semble d'importance,
Mais l'important te laisse indifférent.
Nul ennui ne trouble ton existence
Et même un grand chagrin ne dure jamais qu'un instant.
Tu n'oublies rien, à moins que ça t'arrange,
Et un échec n'a simplement pas lieu.
Tu m'apprends à revoir ce monde étrange
Et à mieux le comprendre en le regardant de tes yeux.

Comme un voilier blanc qui danse sur l'onde,
Tu danses à travers mes idées,
Léger comme une plume et dans la ronde
La moindre des mélancholies, déjà, est oubliée.

Que j'aime tes questions interminables,
Les dis-moi, les pourquoi et les comment.
Oue j'aime ta confiance inébranlable,
Oue j'aimerais pouvoir encore retenir ce temps!
Le monde déjà semble un peu plus vide
Avec chaque pas que tu fais sans moi,
Mes jours un petit peu plus insipides,
Avec chaque conseil que tu ne me demandes pas.

Mon petit camarade il faudra bien s'y faire,
La vie sépare sans pardon
Même les meilleurs amis de la terre,
Et change en adultes un jour, même les petits garçons.

Pequeño Camarada

Para ti, todas las cosas son perfectas,
Simples y claras y justas a la vez.
Para ti, todos los días son días de fiesta,
¡Llenos de milagros que solo suceden para ti!
Cómo me encanta verte creer en estas maravillas,
Con tanta pasión y fe.
Nunca en ti surge ninguna duda
Y yo mismo logro creer una vez más.

Como farolillos por los caminos de otoño,
Te balanceas en mi mente,
Y como una chispa brillas
Cuando a veces el horizonte se oscurece ante mí.

Lo más mínimo te parece importante,
Pero lo importante te deja indiferente.
Ningún aburrimiento perturba tu existencia
E incluso una gran tristeza nunca dura más que un instante.
No olvidas nada, a menos que te convenga,
Y un fracaso simplemente no ocurre.
Me enseñas a ver de nuevo este mundo extraño
Y a entenderlo mejor al mirarlo con tus ojos.

Como un velero blanco que baila sobre las olas,
Bailas a través de mis pensamientos,
Liviano como una pluma y en la ronda
La menor de las melancolías, ya, está olvidada.

Cómo me encantan tus preguntas interminables,
Los dime, los por qué y los cómo.
Cómo me encanta tu confianza inquebrantable,
¡Cómo me gustaría poder retener este tiempo una vez más!
El mundo ya parece un poco más vacío
Con cada paso que das sin mí,
Mis días un poco más insípidos,
Con cada consejo que no me pides.

Mi pequeño camarada, tendremos que acostumbrarnos,
La vida separa sin perdón
Incluso a los mejores amigos de la tierra,
Y convierte en adultos un día, incluso a los pequeños niños.

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