Corsic'armes
Corsic'armes
On se connaissait peu, je le croisais parfois
Dans un bar parisien, a deux pas de chez moi
Nous buvions quelques verres jusque tard dans la nuit
Etait-ce le chemin pour devenir amis ?
Il m'expliquait sa terre, son peuple, son pays
J'écoutais en silence, attendri
Me parlais d'Ajaccio, de Calvi, de Bastia
Des corrompus notoires, des élus, des mafias
Et des encagoulés réunis au fond des bois
Pour défier la justice et ce putain d'Etat
Moi qui'ai toujours aimé tous les Robins des Bois
Les peuples insoumis, j'aimais ça...
S'est fait buter un soir aux abords du maquis
S'est fait flinguer, pourquoi? et par quel ennemi ?
Avait-il tué d'abord pour être tué aussi ?
Etait-il un rebelle, était-il un bandit ?
Tu me manques ce soir et je parle de toi
A ta douce compagne qui pleure près de moi
Les mots qu'elle ne dit pas c'est la loi de l'Omerta
De ce pays que j'aime quand il vit libre, épanoui
Loin du bruit, d'la fureur des fusils...
Armas corsas
Armas corsas
Nos conocíamos poco, a veces nos cruzábamos
En un bar parisino, a dos pasos de mi casa
Tomábamos unas copas hasta tarde en la noche
¿Era ese el camino para hacernos amigos?
Él me explicaba sobre su tierra, su gente, su país
Yo escuchaba en silencio, conmovido
Me hablaba de Ajaccio, de Calvi, de Bastia
De los corruptos notorios, de los elegidos, de las mafias
Y de los encapuchados reunidos en lo profundo del bosque
Para desafiar a la justicia y a este maldito Estado
Yo que siempre he amado a todos los Robin Hood
A los pueblos insubordinados, eso me gustaba...
Una noche lo mataron en los alrededores del maquis
¿Por qué lo acribillaron? ¿Y por qué enemigo?
¿Había matado primero para ser asesinado también?
¿Era un rebelde, era un bandido?
Me haces falta esta noche y hablo de ti
A tu dulce compañera que llora cerca de mí
Las palabras que no dice, es la ley del silencio
De este país que amo cuando vive libre, floreciente
Lejos del ruido, de la furia de las armas...