Ogre
In the kingdom of Bryneich
Verging on a muddy crook of Coquet
A dice of houses cast with clay and sheepdung
Through a soup of starlit peatsmoke
Gradually emerges as we descend
Bring the goose my child!
I carve a notch into the squirming post
It smells like a smithy
Hurry now and drink the bowl before it congeals
There comes frightful news from town
Of great evil abound
The heartbroken potter's idiot boy was snatched from the speltfield
Scouring a fortnight in the hills
All they found, pointing from a sett, a small grey hand
Tie the goats to my cot
With tansy rags their faces cover
Push straws into the windows
Damp the coals, and bar the door with hornbeam limb
Blinding colours leap
Along bemirrored tower walls
Stretching as far as the eye can see
I am woke in icy beads
By a clamour coming from the broadbeans
The snapping of stems and a foul-smelling bloom
Paralysed I watch my child's breath
Glide like a jellyfish across the black morning
When the Sun is climbing
We'll find the harrow smothered in slime
When the Sun is climbing
We'll put it in the dog's noses
When the Sun is climbing
We'll break upon the heath
When the Sun is climbing
We'll dash across the Ringing Meadow
When the Sun is climbing
We'll weather a storm of living needles
When the Sun is climbing
We'll tarry by the Pool of Plenty
When the Sun is climbing
We'll hurry down the Valley of Eagles
When the Sun is climbing
We'll hear the distance of the North Sea
When the Sun is dying
We'll cross the Causeway of No Memory
When the Sun is dying
Our trees will billow into dunes
When the Sun is dying
We'll wade around the shoreline
When the Sun is dying
The algae as a nap of fire
When the Sun is dying
Below the surface of the water
When the Sun is dying
In the face of the cliff a ghastly doorway
When the Sun is dying
We'll pitch a tent of pigskin on the beach
When the Sun is dying
The ebbing tide will soon reveal its secrets
Ogre
Dans le royaume de Bryneich
À l'angle boueux de Coquet
Un dé de maisons jeté avec de l'argile et du fumier de mouton
À travers une soupe de fumée étoilée
Émerge progressivement à mesure que nous descendons
Apporte l'oie, mon enfant !
Je taille une entaille dans le poteau qui se tortille
Ça sent comme une forge
Dépêche-toi et bois le bol avant qu'il ne fige
Il arrive des nouvelles terrifiantes de la ville
D'un grand mal qui rôde
Le fils idiot du potier au cœur brisé a été enlevé du champ d'épeautre
Cherchant pendant quinze jours dans les collines
Tout ce qu'ils ont trouvé, pointant d'un terrier, une petite main grise
Attache les chèvres à mon lit
Avec des chiffons d'absinthe pour couvrir leurs visages
Enfonce des pailles dans les fenêtres
Humidifie les charbons, et barre la porte avec un morceau de charme
Des couleurs aveuglantes jaillissent
Le long des murs de la tour miroitante
S'étirant aussi loin que l'œil peut voir
Je suis réveillé en perles glacées
Par un bruit venant des fèves
Le craquement des tiges et une fleur malodorante
Paralysé, je regarde le souffle de mon enfant
Glisser comme une méduse à travers le noir matin
Quand le soleil se lève
Nous trouverons le herse étouffé dans la boue
Quand le soleil se lève
Nous le mettrons dans les nez des chiens
Quand le soleil se lève
Nous briserons sur la lande
Quand le soleil se lève
Nous traverserons la Prairie Résonnante
Quand le soleil se lève
Nous affronterons une tempête d'aiguilles vivantes
Quand le soleil se lève
Nous traînerons près de l'Étang de l'Abondance
Quand le soleil se lève
Nous nous dépêcherons dans la Vallée des Aigles
Quand le soleil se lève
Nous entendrons la distance de la mer du Nord
Quand le soleil meurt
Nous traverserons le Chemin de la Mémoire Oubliée
Quand le soleil meurt
Nos arbres se gonfleront en dunes
Quand le soleil meurt
Nous pataugerons autour du rivage
Quand le soleil meurt
Les algues comme un feu de nappe
Quand le soleil meurt
Sous la surface de l'eau
Quand le soleil meurt
Sur la falaise, une porte horrible
Quand le soleil meurt
Nous dresserons une tente en peau de porc sur la plage
Quand le soleil meurt
La marée descendante révélera bientôt ses secrets