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La Balada de Beausoleil

Zachary Richard

La Ballade De Beausoleil

La lune est pleine, on monte ce soir avec Beausoleil.
Il fera claire au fond du grand bois.
Déjà les hommes ils sont fatigués,
L'hiver passé on n'était pas capable de se loger.
De plus en plus on parle de la Louisianne.
Ce n'était rien qu'un rêve qu'on appellait l'Acadie.

Lance de feu, couteau d'amour.
Regarder dans les yeux d'un amant
Voir que de la peine.
C'aurait été mieux si ce n'aurait jamais arrivé.
Ce n'était rien qu'un rêve qu'on appellait l'amour.

Bataille pour le bleu du ciel
Un vautour contre une colombe.
Rayure de vol mortel,
Griffe pointu, bec armé.
C'était comme si tout nos chances
Étaient déjà prisoniers,
Comme la peine que tu me lances,
Comme l'amour qu'on a trouvé.

Sang de colombe dans ses griffes,
Bouche de vautour pleine de brûlures.
Les yeux plein de peur,
La colombe qui tremble pur.
Quand au haut ciel un aigle,
Prépare ses ailes pour la descente.
Dans son geste éternel,
Il lance ses feux,
Il prend revanche.

La récolte riche, la vallée fleurie
La buchane aux cheminées.
Le village tranquille,
Les enfants qui jouent au soleil.
Les cendres des arbres,
Les pierres de la terre étaient tous endeuillés.
Ce n'était rien qu'un rêve qu'on appellait la liberté

La Balada de Beausoleil

La luna está llena, subimos esta noche con Beausoleil.
Está claro en lo profundo del gran bosque.
Los hombres ya están cansados,
El invierno pasado no podíamos encontrar refugio.
Cada vez más se habla de Luisiana.
No era más que un sueño que llamábamos Acadia.

Lanza de fuego, cuchillo de amor.
Mirar a los ojos de un amante
Ver solo dolor.
Hubiera sido mejor si nunca hubiera sucedido.
No era más que un sueño que llamábamos amor.

Batalla por el azul del cielo,
Un buitre contra una paloma.
Raya de vuelo mortal,
Garra afilada, pico armado.
Parecía que todas nuestras oportunidades
Ya estaban prisioneras,
Como el dolor que me lanzas,
Como el amor que encontramos.

Sangre de paloma en sus garras,
Boca de buitre llena de quemaduras.
Ojos llenos de miedo,
La paloma tiembla pura.
Mientras en lo alto del cielo un águila,
Prepara sus alas para el descenso.
En su gesto eterno,
Lanza sus fuegos,
Se venga.

La cosecha abundante, el valle florecido,
La chimenea humeante.
El pueblo tranquilo,
Los niños jugando al sol.
Las cenizas de los árboles,
Las piedras de la tierra estaban todas enlutadas.
No era más que un sueño que llamábamos libertad