395px

No me tendrán más, putas

Saez

Putains Vous M'aurez Plus

Ami prends ma lanterne car j'ai perdu ma flamme,
mon amour est partie,
elle a jeté mon âme à bouffer au néant me laissant le coeur vide,
elle a fait des fertiles des averses,
l'aride.
Et l'horreur du monde n'est rien comparaison
à ce que l'amour fait à ceux qui dans l'union
pensent oublier un peu qu'on est triste ici-bas,
et qu'ici solitude
est le dernier repas.

Elle avait les yeux noirs desquels on voit du bleu,
qu'on prend pour l'océan, dans lesquels on voit dieu,
qui font toucher du bout des doigts les horizons,
mais toujours à la fin,
on est seul au milieu des vagues de sanglots et du sel dans la gorge,
et du sel sur la plaie de ce coeur tatoué
à son nom que l'on crie au fond des verres de vin
à se dire que la vie,
oui n'était qu'une putain.

Ami regarde-moi j'ai le coeur qui renverse,
la mémoire de ses yeux qui me colle à la peau
et dans les bars du port je cherche magie noire
pour délivrer mon corps du sort qu'on m'a jeté,
et le sourire des filles non ne me fait plus rien
et je commence à croire que les hommes qui ont pris d'autres hommes pour amour
ont reglé la question, après tout dis-moi qu'est-ce qu'elles ont de plus que nous ?
Si ce n'est cette force qui fait qu'elles vous oublient,
cette horreur au fond d'elles, ouais ce monstre qui crie quand elles vous font l'amour,
tu sais qu'elles n'oublient pas qu'il n'y a qu'à la nature qu'elles ne tiennent parole.

A tous ceux dans leurs bras qui sont faits prisonniers,
j'ai l'âme solidaire et puis ma sympathie à ces fous qui comme moi
finiront pas la nuit,
je vous le dis putains,
putain vous m'aurez plus !

Que je meurs à l'instant si l'envie me reprend
de remettre ma tête dans la gueule du serpent,
de me laisser encore crucifier le coeur
pour un joli souriire au parfum de leur fleur.
Marguerite ou Tulipe et de Rose à Lila
tu sais l'ami pour moi elles ont toutes ici-bas
quand elles vous montrent le ciel, qu'elles vous disent qu'elles vous aiment,
elles ont toutes pour moi
l'odeur des chrysanthèmes.
Adieu les gentilles,
adieu les j'en pleure,
adieu les maudites qui ont pris ma lueur,
qui ont jeté dans le noir mes yeux et puis les tiens contre le chant du cygne!
Et les beautés ?
Qu'elles crèvent
toutes! J'en peux plus de ces jeux qui nous tuent,
j'en ai marre de ce coeur mon dieu qui ne bat plus,
et qui toujours s'incline au pieds de fausses blondes
qui nous mènent à la cime,
qui nous traînent à la tombe.

No me tendrán más, putas

Amigo, toma mi linterna porque he perdido mi llama,
mi amor se ha ido,
ella arrojó mi alma para que el vacío se la comiera, dejándome el corazón vacío,
ella convirtió en fértiles las lluvias,
lo árido.
Y el horror del mundo no es nada en comparación
con lo que el amor hace a aquellos que en la unión
piensan olvidar un poco lo triste que es estar aquí abajo,
y que aquí la soledad
es la última cena.

Tenía los ojos negros de los que se ve el azul,
que se confunden con el océano, en los que se ve a Dios,
que hacen tocar con la punta de los dedos los horizontes,
pero siempre al final,
estamos solos en medio de las olas de sollozos y la sal en la garganta,
y la sal en la herida de este corazón tatuado
con su nombre que gritamos en el fondo de los vasos de vino
al decir que la vida,
sí, era solo una puta.

Amigo, mírame, tengo el corazón revuelto,
el recuerdo de sus ojos que se me pega a la piel
y en los bares del puerto busco magia negra
para liberar mi cuerpo del hechizo que me lanzaron,
y la sonrisa de las chicas ya no me afecta
y comienzo a creer que los hombres que eligieron a otros hombres por amor
resolvieron la cuestión, después de todo, dime ¿qué tienen ellas que nosotros no?
Si no es esa fuerza que hace que te olviden,
esa horror en lo más profundo de ellas, sí, ese monstruo que grita cuando te hacen el amor,
sabes que no olvidan que solo a la naturaleza le cumplen la palabra.

A todos aquellos que en sus brazos son hechos prisioneros,
tengo el alma solidaria y también mi simpatía por esos locos que como yo
no terminarán la noche,
les digo putas,
¡no me tendrán más!

Que muera en este momento si me vuelve a dar ganas
de poner mi cabeza de nuevo en la boca de la serpiente,
de dejarme crucificar de nuevo el corazón
por una bonita sonrisa con aroma a flor.
Margarita o Tulipán y de Rosa a Lila
sabes amigo, para mí todas tienen aquí abajo
cuando te muestran el cielo, cuando te dicen que te aman,
todas tienen para mí
el olor de los crisantemos.
Adiós a las amables,
adiós a las que me hacen llorar,
adiós a las malditas que se llevaron mi luz,
que arrojaron en la oscuridad mis ojos y los tuyos contra el canto del cisne!
¿Y las bellezas?
¡Que se pudran
todas! Estoy harto de estos juegos que nos matan,
estoy cansado de este corazón, Dios mío, que ya no late,
y que siempre se inclina ante falsas rubias
que nos llevan a la cima,
que nos arrastran a la tumba.

Escrita por: Damien Saez