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El sagrado femenino

Salvatore Adamo

Le féminin sacré

Encore un cas désespéré
Où le féminin sacré
Est mis à mal et confronté
Au masculin inadapté

Elle rêvait d'infini
D'immensité pour deux
Regardait les étoiles
Et soupirait des vœux
Elle voulait avant tout
Vieillir auprès de lui
Gagner le pari fou
De l'aimer toute une vie
Il voulait lui offrir
Tout l'or de l'univers
Il parlait de trésors
Enfouis au fond des mers
Ce rêve inassouvi
De puissance et de gloire
Dressé entre elle et lui
A gâché leur histoire

Lui pauvre Béotien
N'avait rien compris
Mais toujours sûr de lui
Imposait son avis
Arrachait sans regret
Les ailes des papillons
Quand l'enfant s'attardait
Au fond de sa raison
Elle a fait le vide
Dans son cœur, dans sa tête
Elle a repris ses fêtes
Ses voyages, ses comètes
Le laissant dans son néant
Sans faire d'éclat tout doucement
Elle est partie au petit jour
Son baluchon trop plein d'amour

Il est seul aujourd'hui
Assis sur son tas d'or
Il est triste et s'ennuie
De celle qu'il aime encore
Elle a toujours pour elle
L'infini, les étoiles
Et des vœux à la pelle
Qui parfois lui font mal

El sagrado femenino

Otro caso desesperado
Donde el sagrado femenino
Es maltratado y confrontado
Por el masculino inadaptado

Ella soñaba con lo infinito
Con inmensidad para dos
Miraba las estrellas
Y suspiraba deseos
Quería sobre todo
Envejecer junto a él
Ganar la apuesta loca
De amarlo toda una vida
Él quería darle
Todo el oro del universo
Hablaba de tesoros
Enterrados en lo más profundo del mar
Este sueño insatisfecho
De poder y gloria
Erigido entre ella y él
Arruinó su historia

Él, pobre ignorante
No entendía nada
Pero siempre seguro de sí mismo
Imponía su opinión
Arrancaba sin remordimientos
Las alas de las mariposas
Cuando la niña se perdía
En lo más profundo de su razón
Ella vació
Su corazón, su mente
Retomó sus fiestas
Sus viajes, sus cometas
Dejándolo en su vacío
Sin hacer ruido, poco a poco
Se fue al amanecer
Con su bolsa llena de amor

Él está solo hoy
Sentado sobre su montaña de oro
Está triste y aburrido
Por aquella a quien aún ama
Ella siempre tiene para sí
Lo infinito, las estrellas
Y deseos a montones
Que a veces le duelen

Escrita por: Salvatore Adamo