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HORIZONTES (feat. Furax Barbarossa & ISHA)

Scylla

HORIZONS (feat. Furax Barbarossa & ISHA)

Mon gars, ça fait quelques années qu'j'me concentre sur ce taf
C'est pas une succession d'rimes, c'est un transfuge de classe
Tous les jours, j'apprends d'la vie, j'le fais comme un amateur (un amateur)
J'suis pas un rappeur conscient, mais j'ai la conscience d'un rappeur
J'ai vu des gens chercher la merde (ouais), j'ai vu des gens chercher le graal (graal)
Putain, j'aime trop cette mélodie, gros, еlle m'fait gamberge dе barje
J'suis comme toi, des fois, la peur, elle fait qu'j'm'enfuis comme un animal
C'est sûrement à cause des traumas et d'l'environnement familial
J'sais c'que c'est d'être enfermé (je sais), j'sais c'que c'est d'être encerclé (je sais)
Mon innocence est partie, c'est vrai qu'j'ai perdu quelques aides
Et toi aussi, tu sais c'que c'est, quand t'as cette sensation étrange
D'être appelé par les ténèbres, mais qu'tu discutes avec le ciel (merci)
Moi, j'écris tout plein d'pensées, mon job, c'est d'les assembler
Et pour l'instant, j'touche du bois, comme Joseph le charpentier
Là, j'reviens fort, j'ai d'l'actu', j'suis avec Scylla et rax-Fu
Et nos plumes bien aiguisées remplissent ton visage d'éraflures

Ces position se restreignent
Ouais, ooh, ooh, ooh
Ouais, ouais

Encore une mélo' à tuer (encore), j'arrive comme vélo dans la neige (ooh)
À la mort, être habitué, dis, ça fait combien d'pélos dans l'année?
Eh, c'est quoi qui vous pousse à lacérer, à laisser tout ça macérer?
La vie n'offre pas que de l'errance, qui leur dira?
Ici, j'm'habitue à ramer, laisse-nous rebâtir, laisse-nous recasser
Puis laisse-nous ressasser, ouais, et tout nous repasser
J'vous invite dans l'endroit, il est pas populaire, tu le crois portuaire (tu le crois portuaire)
Non, il est pas portuaire, ici, le ciel fait le poids d'un drap mortuaire (ah)
C'est quoi qui vous pousse à batailler, j'essaierai dès d'main, j'essaierai dès d'main (ah ouais)
Gros, j'ai appris à serrer les poings avant d'apprendre à serrer des mains
C'est quoi qui vous pousse au carreau, à casser des pommettes, à glacer des promesses, hein?
La chose qui nous pousse à détruire et nous dire: Putain, c'était beau, mec
J'pas les réponses, j'ai pas les questions, j'ai pas tout l'énoncé
Dehors, c'est la foire aux bestiaux, j'vais pas vous dénoncer
J'ai la démarche d'un type éméché, la colonne ébréchée, qui titube et tombe (qui titube et tombe)
Vous pouvez prêcher, si mon cœur est sécher, c'est qu'il pue l'béton (c'est qu'il pue l'béton)
Sens

Je me rapproche
Il fuit

Combien d'pages, combien d'œuvres il m'reste à plier?
Combien d'années, combien d'graal avant qu'on puisse s'expatrier (combien? Ouais)
Combien d'salles on d'vra remplir avant d'pouvoir s'dire qu'on l'a fait? (Ouais)
Combien d'monstres inaccomplis vont encore moisir dans ma tête?
Combien d'temps on d'vra s'débattre avant d'conclure qu'c'est plus la peine
Pour qu'tu t'évapores de ma vie, ou avant qu'moi j'jure sur la tienne
Combien d'fantômes à compter pour qu'tu t'arrêtes et qu'tu t'endormes?
Dans la piaule brûlée d'mon enfance, la cigarette brûle encore
Combien d'fois on doit transpercer tous tes foutus points vitaux?
Avec les oigts-d à te faire courir en genou flexion
Combien d'temps pour mieux supporter l'présent, j'vais d'voir user d'chaque souvenir
Comme d'une putain d'drogue de résurrection
Encore combien d'horizons à déplacer pour pouvoir se dire qu'on l'a atteint?
Combien de matins à trop s'absenter? Combien d'fois l'avion doit s'écraser?
Combien d'vie à grandir dans la jungle, avant d'avoir ce foutu dos argenté?

Je le vois proche (je le vois proche)
Je le vois loin (je le vois loin)
Ces positions se restreignent (se restreignent)
Si je me rapproche (je me rapproche)
Et dans la main
Il fuit, comme tout horizon qui s'respecte
Je le vois proche, je le vois loin (je le vois loin)
Ces positions se restreignent (se restreignent)
Si je me rapproche (je me rapproche)
Il me fuit comme tout horizon qui s'respecte
Ouais

HORIZONTES (feat. Furax Barbarossa & ISHA)

Mi hermano, ya hace unos años que me concentro en este trabajo
No es solo una sucesión de rimas, es un transfuga de clase
Todos los días aprendo de la vida, lo hago como un amateur (un amateur)
No soy un rapero consciente, pero tengo la conciencia de un rapero
He visto a gente buscar problemas (sí), he visto a gente buscar el graal (graal)
Maldita sea, me encanta esta melodía, bro, me hace pensar de locura
Soy como tú, a veces el miedo me hace huir como un animal
Seguramente es por los traumas y el ambiente familiar
Sé lo que es estar encerrado (lo sé), sé lo que es estar rodeado (lo sé)
Mi inocencia se fue, es cierto que he perdido algunas ayudas
Y tú también sabes lo que es, cuando tienes esa sensación extraña
De ser llamado por las tinieblas, pero que hablas con el cielo (gracias)
Yo escribo un montón de pensamientos, mi trabajo es ensamblarlos
Y por ahora, toco madera, como José el carpintero
Aquí vuelvo fuerte, tengo novedades, estoy con Scylla y rax-Fu
Y nuestras plumas bien afiladas llenan tu cara de rasguños

Estas posiciones se restringen
Sí, ooh, ooh, ooh
Sí, sí

Otra melodía para matar (otra), llego como bicicleta en la nieve (ooh)
A la muerte, acostumbrado, dime, ¿cuántas personas hay en el año?
Eh, ¿qué los empuja a desgarrar, a dejar que todo eso macere?
La vida no solo ofrece vagancia, ¿quién se los dirá?
Aquí, me estoy acostumbrando a remar, déjanos reconstruir, déjanos romper de nuevo
Y luego déjanos reflexionar, sí, y que todo nos vuelva a pasar
Los invito a un lugar, no es popular, ¿lo crees portuario? (¿lo crees portuario?)
No, no es portuario, aquí el cielo pesa como un sudario (ah)
¿Qué los empuja a pelear? Intentaré desde mañana, intentaré desde mañana (ah sí)
Bro, aprendí a apretar los puños antes de aprender a estrechar manos
¿Qué los empuja a caer, a romper pómulos, a congelar promesas, eh?
La cosa que nos empuja a destruir y a decir: Maldita sea, fue hermoso, amigo
No tengo las respuestas, no tengo las preguntas, no tengo todo el enunciado
Afuera, es la feria de ganado, no los voy a delatar
Tengo la marcha de un tipo ebrio, la columna quebrada, que tambalea y cae (que tambalea y cae)
Pueden predicar, si mi corazón está seco, es que huele a concreto (es que huele a concreto)
Siente

Me acerco
Él huye

¿Cuántas páginas, cuántas obras me quedan por doblar?
¿Cuántos años, cuántos graales antes de que podamos expatriarnos (¿cuántos? Sí)
¿Cuántas salas debemos llenar antes de poder decir que lo hicimos? (Sí)
¿Cuántos monstruos inconclusos seguirán pudriéndose en mi cabeza?
¿Cuánto tiempo tendremos que debatir antes de concluir que ya no vale la pena
Para que te evapore de mi vida, o antes de que yo jure sobre la tuya
¿Cuántos fantasmas hay que contar para que te detengas y te duermas?
En la habitación quemada de mi infancia, el cigarro aún arde
¿Cuántas veces debemos atravesar todos tus malditos puntos vitales?
Con los dedos para hacerte correr en rodillas flexionadas
¿Cuánto tiempo para soportar mejor el presente? Tendré que usar cada recuerdo
Como una maldita droga de resurrección
¿Cuántos horizontes más hay que mover para poder decir que lo hemos alcanzado?
¿Cuántas mañanas a las que nos ausentamos demasiado? ¿Cuántas veces debe estrellarse el avión?
¿Cuántas vidas para crecer en la jungla, antes de tener esa maldita espalda plateada?

Lo veo cerca (lo veo cerca)
Lo veo lejos (lo veo lejos)
Estas posiciones se restringen (se restringen)
Si me acerco (me acerco)
Y en la mano
Él huye, como todo horizonte que se respeta
Lo veo cerca, lo veo lejos (lo veo lejos)
Estas posiciones se restringen (se restringen)
Si me acerco (me acerco)
Él me huye como todo horizonte que se respeta
Sí