Rêves
Le rêve que l'on y a enfermé peut durer jusqu'à la fin du monde"
Ne pas trimer comme un connard
Rentrer tard le soir
Les mains noires de cambouis
M'empêche de dire bonsoir à ma famille
Ne pas faire la queue au PMU
Le ticket à la main, avoir perdu
Rester la langue pendue
Mais pas s'avouer vaincu
Ne pas en chier pour renter en boîte
Marcher sans que le flics m'emboîtent
Le pas, dès que je sors, sortir ma carte
Ca rend les mains moites
De boîte de conserve en boîte de conserve
Ne pas avoir le goût du fer
Quand ma vie et l'enfer s'envoient en l'air
Ne pas regarder les infos, content
En me disant "y'a pire que moi"
Moi, j'ai toujours une chance au loto
J'aimerais avoir une vie normale, banale
Parsemée de marmaille
Sortir mon chien, boire mon café
Lire mon journal les pieds sur terre
Parmi les clebs
Y'a que de la pression
Les gosses croquent la mort à pleines dents
Comme dans une barre de Lion
Les carries c'est rien, on s'en remet
Et puis un jour, tu mords trop fort
Et là tu perds ton dentier sur ton pallier
Ne me pince pas, je ne veux pas m'éveiller
Laisse-moi dormir chez moi
La réalité nous fait subir le pire
Ceux qui désirent saisir le rêve
En rêveront toujours, sauf dans les thrillers
Où je cherche mon tour
Les marchands de sable passent pas ici
Le grillage fait ta nuit
Tant pis, on dormira
Quand on aura suffisamment roulé, fuit
Ce truc bizarre entre sommeil et vie
Beaucoup restent sur le parvis
Tentent le diable, font tapis pour le profit
Et la roue tourne, pas pour la fortune
Sur le bitume, y pousse pas de tunes
Que de la poisse et de l'infortune
Et tue l'habitude rue l'insolente
Collante, me fait penser qu'à ma pensée
Y'a qu'un pansement de billets
Pour colmater les plaies, pigé?
La cécité est une nécessité
Pour insister, avancer
Ici, y'a pas de Moïse, la merde va pas s'écarter
c'est comme ça que ça marche
J'enlève la bâche, un flash de vrai cash
Auprès desquels nos rêves font tâche
C'est pour ça qu'on les cache, bébé
Refrain:
Mes rêves?
"Quels rêves?"
Même nos rêves c'est des cauchemars
A chaque mauvais coup qui frappe mon destin s'égare
(bis)
C'est pas le pays des merveilles
Pas de trêves pour les rêves
Reste en mode veille, sinon crève
L'histoire s'achève avant d'avoir commencé
Pour en éviter d'en arriver là
Vaut mieux pas rêver, rester réveiller
(bis)
Mes rêves, mes rêves à moi
Rester sur terre, solitaire
Avec ma musique seulement
Ne pas penser à l'argent
Ne plus penser au bas fond, à ma vie
A ce genre de truc
Quand on a pas un rond, rester relax
Pas évident, fréro
Résister tous les jours à cause du mauvais parcours
Que j'ai choisi dix ans avant
Nous rapporter responsabilités engagées
Il faut se débrouiller, que faire?
Faire semblant de m'amuser?
Frappé par la foudre du mal qui m'entoure de ses éclairs
Je rêve de beau temps
Mais le paradis n'est pas sur terre
Le Cerbère veille sur Marseille, la porte de l'enfer
Pour la plupart de mes frères
Servir le mal est devenu une bonne affaire, un cauchemar
Mon répertoire de textes aigris
A cause de ma putain de vie j'écris
Mes rêves, mes rêves, mes rêves
Pour l'instant me fuient
Comme une proie devant un prédateur
L'orateur chasse le savoir qui vient du cœur
Pour mon ami flambeur
Je te souhaite que du bonheur
Mais tu le sais, nul ne sait de quoi sera fait demain
Demain c'est loin
Je fais avec en tirant sur mes joints du matin au soir
Dans mes rêves y'a pas de miroirs
La double personnalité reste dans un tiroir
Seule la compassion existe, pour t'émouvoir
Un rêve dans un rêve
La trêve que mes amis jamais ne crèvent
Lucifer me maudit à chaque fois que ma voix s'élève
Elevé à Alger
Dans les bains de sang on s'est retrouvé
L'amour renaît
Que mon vœux soit exaucé
Je crois que c'est mon seul vrai souhait
Les rêves sont difficiles à cerner
Je laisse faire celui qui sait
C'est la nuit, que tout recommence
Quand le soleil se couche
Je n'arrive plus à faire la différence
Entre rêve et réalité
Quel sens? même si personne ne croit en ce que je fais
Je le fais
Refrain
"Un rêve? Ceci n'est pas un rêve. Peut-être... que moi je rêve."
Sueños
El sueño que encerramos puede durar hasta el fin del mundo
No trabajar como un idiota
Volver tarde por la noche
Las manos negras de grasa
Me impiden saludar a mi familia
No hacer fila en el PMU
Con el boleto en la mano, haber perdido
Quedarse con la lengua afuera
Pero no admitir la derrota
No sufrir para entrar a la discoteca
Caminar sin que los polis me sigan
El paso, apenas salgo, sacar mi tarjeta
Me pone las manos sudorosas
De lata en lata
No tener sabor a hierro
Cuando mi vida y el infierno se desmoronan
No ver las noticias, contento
Diciéndome 'hay cosas peores que yo'
Yo siempre tengo una oportunidad en la lotería
Me gustaría tener una vida normal, común
Llena de niños
Sacar a mi perro, tomar mi café
Leer mi periódico con los pies en la tierra
Entre los perros
Solo hay presión
Los niños devoran la muerte a mordiscos
Como en una barra de Lion
Las caries no son nada, se superan
Y un día, muerdes demasiado fuerte
Y ahí pierdes tu dentadura en tu puerta
No me pellizques, no quiero despertar
Déjame dormir en mi casa
La realidad nos hace sufrir lo peor
Aquellos que desean alcanzar el sueño
Siempre soñarán con él, excepto en los thrillers
Donde busco mi turno
Los vendedores de sueños no pasan por aquí
La reja hace tu noche
Qué más da, dormiremos
Cuando hayamos huido lo suficiente
De esta cosa extraña entre sueño y vida
Muchos se quedan en el atrio
Tientan al diablo, apuestan por el beneficio
Y la rueda gira, no por la fortuna
En el asfalto, no crece dinero
Solo mala suerte e infortunio
Y mata la costumbre, la insolente calle
Pegajosa, solo me hace pensar en mi pensamiento
Solo hay un parche de billetes
Para tapar las heridas, ¿entendido?
La ceguera es una necesidad
Para insistir, avanzar
Aquí no hay Moisés, la mierda no se abrirá
así es como funciona
Quito la lona, un destello de dinero real
Frente al cual nuestros sueños son una mancha
Por eso los escondemos, cariño
Coro:
¿Mis sueños?
'¿Qué sueños?'
Incluso nuestros sueños son pesadillas
Cada golpe malo que golpea, mi destino se desvía
(bis)
No es el país de las maravillas
No hay tregua para los sueños
Mantente en modo de espera, si no, muere
La historia termina antes de comenzar
Para evitar llegar a eso
Es mejor no soñar, quedarse despierto
(bis)
Mis sueños, mis sueños míos
Permanecer en la tierra, solitario
Solo con mi música
No pensar en el dinero
No pensar más en lo más bajo, en mi vida
En ese tipo de cosas
Cuando no tienes un centavo, mantener la calma
No es fácil, hermano
Resistir cada día debido al mal camino
Que elegí diez años antes
Nos trae responsabilidades asumidas
Hay que arreglárselas, ¿qué hacer?
¿Fingir que me divierto?
Golpeado por el rayo del mal que me rodea con sus destellos
Sueño con buen tiempo
Pero el paraíso no está en la tierra
El Cerbero vigila Marsella, la puerta del infierno
Para la mayoría de mis hermanos
Servir al mal se ha convertido en un buen negocio, una pesadilla
Mi repertorio de textos amargos
Por culpa de mi maldita vida escribo
Mis sueños, mis sueños, mis sueños
Por ahora me huyen
Como una presa frente a un depredador
El orador caza el conocimiento que viene del corazón
Para mi amigo jugador
Te deseo solo felicidad
Pero lo sabes, nadie sabe qué pasará mañana
Mañana está lejos
Lo hago tirando de mis porros de la mañana a la noche
En mis sueños no hay espejos
La doble personalidad queda en un cajón
Solo existe la compasión, para conmoverte
Un sueño dentro de un sueño
La tregua que mis amigos nunca rompen
Lucifer me maldice cada vez que mi voz se eleva
Criado en Argel
En los baños de sangre nos encontramos
El amor renace
Que mi deseo se cumpla
Creo que es mi único verdadero deseo
Los sueños son difíciles de entender
Dejo que aquel que sabe lo haga
Es de noche, que todo vuelva a empezar
Cuando el sol se pone
Ya no puedo distinguir
Entre sueño y realidad
¿Qué sentido? aunque nadie crea en lo que hago
Lo hago
Coro
'¿Un sueño? Esto no es un sueño. Tal vez... que yo sueño.'