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Sigo Adelante

Mano Solo

J'avance

Et j'avance et c'est tout qui recommence
J'avance mes croyances dans les mains
Je relance la danse de la machine à chance
J'avance en pleine démence à plonger dans ton cœur
Hier n'est plus rien je ne pense qu'à demain
J'avance hier n'est qu'un trou, une ombre pour un fou
J'avance, je me déchire la panse
Et je mange les expériences
Et je chie toutes les souffrances

A cheval sur un rêve
Dans une clairière de trêve
Je prends quelques instants de repos
Guerrier, je m'offre un cadeau
A cheval sur un rêve
Dans la nuit qui s'achève
Je prends quelques instants de repos
Guerrier, je repars au galop

Et j'avance et je fulmine, je reviens du fond d'la mine
Je recrache du grisou d'la fumée du fond d'mon trou
Je ravale mes babines, dans ma tête ça turbine et j'avance et j'assassine
Derrière moi y'a plus qu'des ruines
Des ravages et des rivages
Qui reviennent du fond des âges
Chaque jour j'en crache des tonnes
Chaque jour j'en abandonne
Et je laisse ce monde en laisse
Qui piétine dans sa graisse
Et je repars à toute vitesse

A cheval sur un rêve
Dans une clairière de trêve
Je prends quelques instants de repos
Guerrier, je m'offre un cadeau
A cheval sur un rêve
Dans la nuit qui s'achève
Je prends quelques instants de repos
Guerrier, je repars au galop

De montures en montures
Je me casse la figure
Je tombe je me relève
Y'a mon coeur qui fait la grève
Je ne lèche plus mes blessures
Je ne compte plus mes fractures
J'avance à perdre haleine sans jamais perdre la haine qui tient parfois
Il le sait, un bout du foie
Et tellement je m'obnubile
Et tellement je crache ma bile
Que le temps qui défile est une peau
Qui m'habille en horrible peau de crapaud

En voisin du venin
En voisin du venin
En voisin du venin
En voisin du venin
En voisin du venin
J'avance, j'avance
En voisin du venin
J'avance, j'avance, j'avance
En voisin du venin

Sigo Adelante

Y sigo adelante y todo vuelve a empezar
Sigo mis creencias en las manos
Reinicio el baile de la máquina de la suerte
Sigo en plena locura, sumergiéndome en tu corazón
Ayer ya no es nada, solo pienso en el mañana
Sigo, ayer no es más que un agujero, una sombra para un loco
Sigo, me desgarran las entrañas
Y me trago las experiencias
Y me cago en todos los sufrimientos

A caballo sobre un sueño
En un claro de tregua
Tomo unos momentos de descanso
Guerrero, me regalo un presente
A caballo sobre un sueño
En la noche que se acaba
Tomo unos momentos de descanso
Guerrero, regreso al galope

Y sigo adelante y estoy furioso, vengo del fondo de la mina
Escupo humo gris del fondo de mi agujero
Me trago mis babas, en mi cabeza gira y sigo y asesino
Detrás de mí solo hay ruinas
Devastaciones y costas
Que regresan del fondo de los tiempos
Cada día escupo toneladas
Cada día abandono
Y dejo este mundo con correa
Que pisa en su grasa
Y me voy a toda velocidad

A caballo sobre un sueño
En un claro de tregua
Tomo unos momentos de descanso
Guerrero, me regalo un presente
A caballo sobre un sueño
En la noche que se acaba
Tomo unos momentos de descanso
Guerrero, regreso al galope

De montura en montura
Me rompo la cara
Caigo, me levanto
Mi corazón está en huelga
Ya no lamo mis heridas
Ya no cuento mis fracturas
Sigo sin aliento, sin perder nunca el odio que a veces
Él lo sabe, un pedazo del hígado
Y tanto me obsesiono
Y tanto escupo mi bilis
Que el tiempo que pasa es una piel
Que me viste con horrible piel de sapo

Como vecino del veneno
Como vecino del veneno
Como vecino del veneno
Como vecino del veneno
Como vecino del veneno
Sigo, sigo
Como vecino del veneno
Sigo, sigo, sigo
Como vecino del veneno

Escrita por: Yves Cabut