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À Firmão

SomaD'Visão

To Firmão

Ontem tava escuro, hoje já deu uma clareada,
E eu to firmão como antes eu não estava,
Sem parar, continuo na caminhada,
Bem firmão, como cêis não esperavam,
Tentei marretar o trem, mas não deu, era 3 real,
Flagra a cena; mais um largado as margens da marginal,
Voltando na sola do boot e queimando o gold pra mim não ta nada mal,
Passa a madame e grita de dentro do porshe que eu sou um marginal,

Me lembro bem, como ontem dos tempos da antiga,
Cresci na quebrada, sem luxo, com o buxo sem nada, só dava lumbriga,
Antes dos 10 já estava na rua fazendo meus corres sem causar intriga,
E tinha muito mais responsa que o boy
Com as onças que paga de galo de briga,
Não corta minha brisa, não vem com idéia errada,
Cê me conhece por uns dias, não a minha caminhada,
Na pista ou na rua a disciplina não muda nada,
Chego no sapato sem dar ouvidos pra conversa furada,

Então me passa, to sem querer saber de desgraça,
O tempo passa, nada fica, ele não volta nem se atrasa,
Então se adianta, a vida passa, o corpo morre, fica a carcaça,
Até a fumaça se mistura com o ar e se disfarça,
O beck queima e vira cinza o que antes era a brasa,
Os puli que chega tarde embaça, mas não me atrasa,
Arrasta a perva pra casa, joga na cama e traça,
Cê prefere viver a vida ou jogar ela pras traças?

Ontem tava escuro, hoje já deu uma clareada,
E eu to firmão, como antes eu não estava,
Sem parar, continuo na caminhada,
Bem firmão, como cêis não esperavam,
Usei a minha mente do jeito que tem que ser,
Pensamento avante a frente, nunca fui de me esconder,
Sempre tive meus por que, por isso to na jornada,
Agradeço o amanhecer pra eu seguir a caminhada

Que nao ta ganha...aí que dou valor,
A vida bate a gente apanha, essa city é um terror,
Ate sinto um tremor quando acaba o beck,
Uns otário e umas puta, prefiro varar o gap!
Nos trampos to esforçado, vivo a vida e gravo as track,
Atividade aqui nao falta, um bom exemplo pros pivetes,
Não levei desaforo pra casa, nas ruas não deixei falhas,
Só no sapato eu cheguei em varias áreas,

Tem que respeitar pra constar: Representou
Humildade no olhar, só passei entao falou,
Não falo da vida dos outros, se só reclama fica no oco,
Moscou é pedrada no coco, nem cola que tem só louco
Se a vida é desafio estou na estrada e rumo a glória,
Sem tremer e nem dar pé, vim viver e fazer história,
Se é cobra e tem asa nois arranca na tesoura,
Se se arrasta vai pra brasa e nois assa com cebola

Ontem tava escuro, hoje já deu uma clareada,
E eu to firmão, como antes eu não estava,
Sem parar, continuo na caminhada,
Bem firmão, como cêis não esperavam,
Vou além, seguindo meu caminho sem contar com ajuda,
Já estive tanto sozinho que hoje em dia isso nada muda,
To por mim, já cansei de tanto "Deus nos acuda"
Nem tenho fé em demônios travestidos de buda

E há algum cansei de ter só esperança,
Resolvi fazer alguma coisa porque quem só espera nunca alcança,
Focadão, sem parar eu vou passo a passo na andança,
Correndo com as minhas proprias pernas
E quem fica na bota logo se cansa,
Mas eu to firmão, na disposição, atraz daquilo que eu mereço,
Daquele jeitão, só satisfação, sagaz se não eu pereço

Eu olho pra traz e não vejo o começo, mas lembro e nunca me esqueço;
O mercador me diz que se eu quiser comprar tenho que pagar o preço.
Dormindo cada dia mais tarde, acordando cada dia mais cedo,
Fumando bem mais cigarros que cabem entre meus dedos,
Eu sei que cê sabe, mas não vou te contar o segredo
Aguarde o desenrolar na proxima cena do enredo...

À Firmão

Hier c'était sombre, aujourd'hui ça s'éclaircit,
Et je suis bien solide, comme avant je ne l'étais pas,
Sans m'arrêter, je poursuis ma route,
Bien solide, comme vous ne l'attendiez pas,
J'ai essayé de frapper le truc, mais ça n'a pas marché, c'était 3 balles,
Regarde la scène ; encore un laissé pour compte sur le bord de la route,
Je reviens sur la semelle de mes boots et je brûle l'or, pour moi c'est pas mal,
Une madame passe et crie de l'intérieur de sa Porsche que je suis un marginal,

Je me souviens bien, comme hier des temps anciens,
J'ai grandi dans le quartier, sans luxe, le ventre vide, juste des galères,
Avant mes 10 ans, j'étais déjà dans la rue à faire mes affaires sans créer d'intrigues,
Et j'avais beaucoup plus de responsabilités que le gars
Avec les thunes qu'il clame comme un coq de combat,
Ne coupe pas mon délire, ne viens pas avec de mauvaises idées,
Tu me connais depuis quelques jours, pas ma route,
Sur la piste ou dans la rue, la discipline ne change rien,
J'arrive en chaussures sans prêter attention aux bavardages inutiles,

Alors passe-moi, je ne veux pas entendre de malheurs,
Le temps passe, rien ne reste, il ne revient même pas en retard,
Alors dépêche-toi, la vie passe, le corps meurt, reste la carcasse,
Même la fumée se mélange à l'air et se camoufle,
Le joint brûle et devient cendre ce qui était avant la braise,
Les flics qui arrivent tard embrouillent, mais ne me retardent pas,
Traîne la meuf à la maison, jette-la sur le lit et trace,
Tu préfères vivre la vie ou la laisser pourrir ?

Hier c'était sombre, aujourd'hui ça s'éclaircit,
Et je suis bien solide, comme avant je ne l'étais pas,
Sans m'arrêter, je poursuis ma route,
Bien solide, comme vous ne l'attendiez pas,
J'ai utilisé mon esprit comme il se doit,
Pensée en avant, je ne me suis jamais caché,
J'ai toujours eu mes raisons, c'est pourquoi je suis sur le chemin,
Je remercie le lever du jour pour continuer ma route,

Qui n'est pas gagnée... là je prends de la valeur,
La vie frappe, on encaisse, cette ville est un enfer,
Je ressens même un tremblement quand le joint se termine,
Des cons et des putes, je préfère traverser le vide !
Dans le taf je suis motivé, je vis la vie et j'enregistre les morceaux,
Ici l'activité ne manque pas, un bon exemple pour les jeunes,
Je n'ai pas pris d'insultes chez moi, dans la rue je n'ai pas laissé de failles,
Juste en chaussures, je suis arrivé dans plusieurs zones,

Il faut respecter pour que ça compte : Représenté
Humilité dans le regard, je suis juste passé alors j'ai dit,
Je ne parle pas de la vie des autres, si tu ne fais que râler, tu restes dans le vide,
Si tu traînes, c'est caillou sur la tête, même pas de colle, que des fous,
Si la vie est un défi, je suis sur la route et en route vers la gloire,
Sans trembler ni reculer, je suis venu vivre et faire l'histoire,
S'il y a des serpents avec des ailes, on les coupe avec des ciseaux,
S'ils rampent, on les met à la braise et on les fait cuire avec des oignons,

Hier c'était sombre, aujourd'hui ça s'éclaircit,
Et je suis bien solide, comme avant je ne l'étais pas,
Sans m'arrêter, je poursuis ma route,
Bien solide, comme vous ne l'attendiez pas,
J'irai plus loin, suivant mon chemin sans compter sur l'aide,
J'ai été tellement seul que de nos jours ça ne change rien,
Je suis pour moi, j'en ai marre de tant de "Dieu nous aide"
Je n'ai même pas foi en des démons déguisés en Bouddha,

Et j'en ai marre d'avoir juste de l'espoir,
J'ai décidé de faire quelque chose car ceux qui attendent n'atteignent jamais,
Concentré, sans m'arrêter, je vais pas à pas dans la marche,
Courant avec mes propres jambes
Et ceux qui restent sur le dos finissent par se fatiguer,
Mais je suis bien solide, dans la détermination, derrière ce que je mérite,
De cette manière, juste satisfaction, rusé sinon je péris,

Je regarde en arrière et je ne vois pas le début, mais je me souviens et je n'oublie jamais ;
Le marchand me dit que si je veux acheter, je dois payer le prix.
Dormant chaque jour plus tard, me réveillant chaque jour plus tôt,
Fumant bien plus de clopes que ce qui tient entre mes doigts,
Je sais que tu sais, mais je ne vais pas te révéler le secret,
Attends le dénouement dans la prochaine scène du récit...

Escrita por: Boa Safra / Raptiu / Reptil