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Cálido abrazo

Alain Souchon

Calin-caline

Passe pas la Loire en été
Y’a des chemins qu'il vaut mieux éviter
Crois-moi
C'est des images transparentes à chiffonner
Des histoires adolescentes à oublier
Une petite gare délicate
Un chemin de fer à voie étroite
Moi je regarde ces diapos
Ces films et ces photos d'été

Pleure pas cousine
Souviens-toi câlin câline
Dans les greniers les soupentes
Pendant qu'elle dormait ta tante Romorantin
Tu te souviens l'été soixante?
Paris-province
La nuit le parquet qui grince
Au fond du couloir
Ta chambre est dans le noir
Not’ petit amour provisoire

Passe pas la Loire en été
Sous le lierre tes quinze ans sont fanés
Volets fermés c'est de la tisane de cafard
Pour la trentaine tu t'allonges tout seul dans le noir
Tu vois des scènes
Deux bicyclettes dans un bois
Le thé dans la véranda
Moi je regarde ces diapos
Ces films et ces photos d'été

Pleure pas cousine
Souviens-toi câlin câline
Dans les greniers les soupentes
Pendant qu'elle dormait ta tante Romorantin
Tu te souviens l'été soixante?
Paris-province
La nuit le parquet qui grince
Au fond du couloir
Ta chambre est dans le noir
Not’ petit amour provisoire

Pleure pas cousine
Souviens-toi câlin câline

Cálido abrazo

No cruces el río en verano
Hay caminos que es mejor evitar
Créeme
Son imágenes transparentes que arrugar
Historias de adolescentes que olvidar
Una pequeña estación delicada
Una vía de tren estrecha
Yo miro estas diapositivas
Estas películas y fotos de verano

No llores, prima
Recuerda, cálido abrazo
En los desvanes, los altillos
Mientras tu tía Romorantin dormía
¿Te acuerdas del verano sesenta?
París-provincias
De noche el piso que cruje
Al fondo del pasillo
Tu cuarto está en la oscuridad
Nuestro pequeño amor provisional

No cruces el río en verano
Bajo la hiedra tus quince años se han marchitado
Con las persianas cerradas, es un té de cucaracha
Para la treintena te estirás solo en la oscuridad
Ves escenas
Dos bicicletas en un bosque
El té en la veranda
Yo miro estas diapositivas
Estas películas y fotos de verano

No llores, prima
Recuerda, cálido abrazo
En los desvanes, los altillos
Mientras tu tía Romorantin dormía
¿Te acuerdas del verano sesenta?
París-provincias
De noche el piso que cruje
Al fondo del pasillo
Tu cuarto está en la oscuridad
Nuestro pequeño amor provisional

No llores, prima
Recuerda, cálido abrazo

Escrita por: Paroles de Alain Souchon Musique de Laurent Voulzy