Jalousie sous l'arbre
J'ai froid, j'ai froid
Mais pourquoi ça fait mal comme ça ?
Quand on sait qu'on ne devrait pas
Qu'il faut s'en foutre
J'ai froid
Et la lumière à la fenêtre
Je suis là comme un papillon
Je vais rester collée peut-être
Et brûler, brûler pour de bon
C'était à moi, ce qu'il lui donne
Il lui fait tout ce que j'aimais
Et la voleuse qui bourdonne
Qui se roule, je la tuerai !
J'ai froid, j'ai froid
Reviens dans mon lit, dans ma vie
Me tenir chaud, la longue nuit
La nuit d'embûches
J'ai froid
C'est l'enfer de ne pas en être
Pauvresse, guenille usée
Se déchirer sous la fenêtre
Imaginer, imaginer
Ce sourire de loup sauvage
Qui lui venait à chaque fois,
Qu'elle le voie, ça me saccage !
Il y a crime ! Il est à moi !
J'ai froid, j'ai froid
Et puisque ses ongles te griffent
Où j'ai laissé mes cicatrices
Je ne veux pas !
J'ai froid
Rentrer dans mon trou, dans mon antre
Pour te pleurer. Vider, vider
Tout ce qui hurle dans mon ventre
Tout ce qui veut me déchirer
Et qu'au moins je garde au visage
La trace de cet amour mort
Le sel, le sel qui me ravage
Mais je me trompe, il brûle encore
J'ai froid, j'ai froid
Plus je me traîne et plus je vois
Que jamais personne viendra
Combler ce gouffre
J'ai froid
Celos bajo el árbol
Tengo frío, tengo frío
Pero ¿por qué duele así?
Cuando sabemos que no debería
Que deberíamos ignorarlo
Tengo frío
Y la luz en la ventana
Estoy aquí como una mariposa
Quizás me quede pegada
Y arda, arda de verdad
Era mío, lo que le da
Él le da todo lo que amaba
Y la ladrona que zumba
Que se revuelca, ¡la mataré!
Tengo frío, tengo frío
Vuelve a mi cama, a mi vida
Para mantenerme caliente, toda la larga noche
La noche de emboscadas
Tengo frío
Es un infierno no estar allí
Pobreza, harapo desgastado
Desgarrarse bajo la ventana
Imaginar, imaginar
Esa sonrisa de lobo salvaje
Que le venía cada vez
Que ella lo vea, ¡me destroza!
¡Hay un crimen! ¡Él es mío!
Tengo frío, tengo frío
Y ya que sus uñas te arañan
Donde dejé mis cicatrices
¡No quiero!
Tengo frío
Volver a mi agujero, a mi guarida
Para llorarte. Vaciar, vaciar
Todo lo que grita en mi vientre
Todo lo que quiere desgarrarme
Y al menos guardar en mi rostro
La huella de ese amor muerto
La sal, la sal que me devasta
Pero me equivoco, todavía arde
Tengo frío, tengo frío
Cuanto más me arrastro, más veo
Que nunca vendrá nadie
A llenar este abismo
Tengo frío