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Mi Calzoncillo

Les Têtes Raides

Mon Slip

Parce qu'il n'attachait pas son chapeau
Les marécages
L'ont avalé tout cru tout chaud
Dans les nuages

C'est bien normal car son chapeau c'était un corbeau
Profitant de l'orage
Il avait rendez-vous
Aux peupliers sauvages

Maintenant qu'j'ai l'crâne tout rasibus
On pourrait croire on pourrait croire
Qu'les corbeaux ça vit dans les gares
Je n'veux pas être de ce départ

Si toutes les fleurs
Portaient un nom
On t'appellerait
Fille de rien
Les corps sont beaux
Sans les âmes
Sur les gammes
Les corbeaux
Tachent le large paysage
Du concerto des chapeaux

Parce qu'il laissait flotter son manteau
Les feux de glace
Dans le blizzard des hauts-fourneaux
Plus une trace
Que voulez-vous mais son manteau c'était une peau de vache
L'herbe de carne du troupeau
Qui fricotait du rififi
La rixe lui brûlait la peau

Maintenant qu'j'ai l'poitrail dépourvu
N'allez pas croire n'allez pas croire
Qu'les chameaux ça traîne pas les bars
Quand ils ne sont pas au placard

Parce qu'il n'enlaçait jamais ses croquenots
Ah misère
Le ciel c'est la terre craquelée
Et mes chaussons c'est du papier
Quelle connerie mais ces godasses en croco
Qui s'font la belle
Mais on aurait dit qu'j'aurais rien dit
Vu que je marche à côté d'elles

Maintenant qu'j'galope nus pieds sur l'eau
On pourrait croire on pourrait croire
Qu'les caïmans ont faim d'me voir
Chacun trouvera son histoire

Cette fleur
Porte un nom
On l'appelle
Fille de rien
Les corps sont beaux
Sans les âmes
Sans nos armes
Nos oripeaux
Et légère, passagère
Je plongerai dans les eaux

Ca compte pas, c'est dégueulasse
On nous a piqué nos enfances
Ca compte pas cette fois-là
On m'avait pas prévenu tout ça
N'y comptez pas, j'vous l'dirai pas
Où l'on a planqué les morceaux
Nos allumettes et nos copeaux
J'vous l'dirai pas, j'vous l'dirai pas
Et dans les flammes des corbeaux
Des peaux de vache et des crocos
Danse l'insouciance

Mais si mon slip est en kangourou
Soit circonspect ou bien alors
Reprends ton vieux clacos en or
Mon vieux corbeau et moi j'arrête tout

Mi Calzoncillo

Porque no sujetaba su sombrero
Los pantanos
Se lo tragaron entero y caliente
En las nubes

Es bastante normal porque su sombrero era un cuervo
Aprovechando la tormenta
Tenía una cita
En los álamos salvajes

Ahora que tengo la cabeza rapada
Podrías creer, podrías creer
Que los cuervos viven en las estaciones
No quiero ser parte de esa partida

Si todas las flores
Tuvieran un nombre
Te llamarían
Chica de nada
Los cuerpos son bellos
Sin almas
En las escalas
Los cuervos
Manchan el amplio paisaje
Del concierto de los sombreros

Porque dejaba ondear su abrigo
Las luces de hielo
En la ventisca de los altos hornos
No queda ni rastro
Qué quieren, pero su abrigo era de piel de vaca
La hierba de la carne del rebaño
Que tramaba líos
La pelea le quemaba la piel

Ahora que tengo el pecho desnudo
No vayan a creer, no vayan a creer
Que los camellos no frecuentan los bares
Cuando no están guardados

Porque nunca abrazaba sus zapatos
Ay, desgracia
El cielo es la tierra agrietada
Y mis pantuflas son de papel
Qué tontería, pero estos zapatos de cocodrilo
Que se escapan
Parecía que no había dicho nada
Ya que camino al lado de ellos

Ahora que galopo descalzo sobre el agua
Podrías creer, podrías creer
Que los caimanes tienen hambre de verme
Cada uno encontrará su historia

Esta flor
Tiene un nombre
La llaman
Chica de nada
Los cuerpos son bellos
Sin almas
Sin armas
Nuestras vestiduras
Y ligera, pasajera
Me sumergiré en las aguas

No cuenta, es asqueroso
Nos robaron nuestra infancia
No cuenta esta vez
No me advirtieron sobre todo esto
No cuenten con eso, no lo diré
Donde escondimos los pedazos
Nuestras cerillas y virutas
No lo diré, no lo diré
Y en las llamas de los cuervos
De las pieles de vaca y cocodrilos
Baila la despreocupación

Pero si mi calzoncillo es de canguro
Sé cauto o entonces
Vuelve a tus viejos zapatos dorados
Mi viejo cuervo y yo lo dejamos todo

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