Comme Au Premier Matin
Saison sans fin
Saison des lourds chagrins
Quand c'est que tu vas finir par me dire
Que c'est de mon odeur que tu t'enivres
Et que c'est avec moi que tu veux vivre
Je te sens t'effriter comme terre entre mes doigts
Tu t'endors en un grand lit de brume
Miroir des heures
A subir la couleur
Des yeux des coeurs qui se tendent
En un muet appel de la rencontre
Que tu enfouis en toi, pays de l'ombre
Je sais tu te fermes à l'amour
À force d'en avoir souffert
Je sais tu crains d'être blessé encore
Blotti dans ta maison de papier
À la merci des quatre vents d'hiver
Sors au soleil et laisse hier a ton passé
Qui meurt tu renais à moi à ma vie
Comme au premier matin
S'envole papillon vers nouveau monde
Préférant au cocon terre féconde
Ou tu me retrouveras offerte et poussant a ton champs
Prête à fleurir en ta saison nouvelle
Como en la primera mañana
Estación sin fin
Estación de pesares profundos
¿Cuándo vas a decirme
Que es mi aroma el que te embriaga
Y que es conmigo con quien quieres vivir?
Te siento desmoronarte como tierra entre mis dedos
Te duermes en una gran cama de niebla
Espejo de las horas
Soportando el color
De los ojos de los corazones que se acercan
En un silencioso llamado al encuentro
Que entierras en ti, país de sombras
Sé que te cierras al amor
Por haber sufrido tanto
Sé que temes ser herido de nuevo
Acurrucado en tu casa de papel
A merced de los cuatro vientos invernales
Sal al sol y deja ayer en tu pasado
Mientras mueres, renaces para mí, para mi vida
Como en la primera mañana
Vuela mariposa hacia un nuevo mundo
Prefiriendo al capullo la tierra fértil
Donde me encontrarás, lista y creciendo en tu campo
Lista para florecer en tu nueva estación