Mistral Gagnant (Dueto com Maxime LeForestier)
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Des bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car en sac et Minto, caramel à un franc
Les mistrals gagnants
A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Et parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter et r'partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan, les cocos bohères
Et les vrais roudoudou qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Les mistrals gagnants
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder l' soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui le rire des enfants
Les mistrals gagnants
Les mistrals gagnants
Ganadores de los vientos (Dúo con Maxime LeForestier)
Sentarme en un banco cinco minutos contigo
Y mirar a la gente mientras haya
Hablarte de los buenos tiempos que han muerto o que volverán
Apretando en mi mano tus pequeños dedos
Y darles de comer a palomas idiotas
Darles patadas falsas
Y escuchar tu risa que resquebraja las paredes
Que sabe especialmente curar mis heridas
Contarte un poco cómo era de niño
Los dulces fabulosos que robábamos al tendero
Por un saco y Minto, caramelo a un peso
Los ganadores de los vientos
Caminar bajo la lluvia cinco minutos contigo
Y mirar la vida mientras haya
Contarte sobre la Tierra devorándote con los ojos
Y hablar un poco de tu madre
Y saltar en los charcos para hacerla enojar
Arruinar nuestros zapatos y reírnos
Y escuchar tu risa como se escucha el mar
Detenernos y retroceder
Contarte sobre todo los caramelos de antaño, los cocos bohemes
Y los verdaderos roudoudou que nos cortaban los labios
Y nos arruinaban los dientes
Los ganadores de los vientos
Sentarme en un banco cinco minutos contigo
Y mirar el sol que se va
Hablarte de los buenos tiempos que han muerto y me importa un bledo
Decirte que los malos no somos nosotros
Que si yo estoy loco, es solo por tus ojos
Porque tienen la ventaja de ser dos
Y escuchar tu risa elevarse tan alto
Como se elevan los gritos de los pájaros
Contarte finalmente que hay que amar la vida
Y amarla aunque el tiempo sea asesino
Y se lleve consigo la risa de los niños
Los ganadores de los vientos
Los ganadores de los vientos