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Los desamparados

Véronique Pestel

Les paumés

{Refrain:}
Les paumés qui rappellent les Béatitudes
À nos mémoires sélectives et couchées
Nous sont irrespirables, et la bonne attitude
Est de passer devant, les narines bouchées

Les miroirs qu'ils nous tendent ont le tain du désastre
Quand les monstres en nous veulent y reconnaître
La propre puanteur de notre propre crasse
Et l'éclat dérangeant de leurs yeux en fenêtre

Ils se couchent le soir aux pieds des cathédrales
À croire que ce sont eux qui les tiennent debout
À force de caler leurs crachats et leurs râles
Depuis les hauts piliers jusqu'aux bouches d'égout

{au Refrain}

Et ils viennent s'épouiller dans les halls de nos gares
Jusqu'au passage à coups des déviances légales
Recrutées quelquefois parmi d'anciens clochards
Qui brisent leur passé comme on brise un égal

En leur tapant dessus, oubliant qu'autrefois
Celui-ci fut fièrement fierté de la Patrie
Propre comme un sou neuf et vaillant au combat
Puis du mauvais côté des anciens d'Algérie

{au Refrain}

Rotant à gros bouillons de rires gras et rauques
Où le gros rouge roule à grands flots innocents
Ils trinquent à la santé de leurs urines glauques
Et se pissent dessus, sous le nez des passants

L'auréole des saints n'est pas sur leur calotte
Elle en est descendue comme un oubli de soi
S'en venant maculer le fond de leur culotte
Et les planches verdies des bancs où tu t'assois

Los desamparados

{Estribillo:}
Los desamparados que recuerdan las Bienaventuranzas
En nuestras memorias selectivas y caídas
Nos resultan insoportables, y la actitud correcta
Es pasar de largo, con la nariz tapada

Los espejos que nos ofrecen reflejan el desastre
Cuando los monstruos en nosotros quieren reconocerse
El propio hedor de nuestra propia suciedad
Y el perturbador brillo de sus ojos como ventana

Se acuestan por la noche a los pies de las catedrales
Creyendo que son ellos quienes las sostienen en pie
Al apuntalar sus escupitajos y sus quejidos
Desde los altos pilares hasta las alcantarillas

{Repetir Estribillo}

Y vienen a rascarse en los vestíbulos de nuestras estaciones
Hasta el paso a golpes de las desviaciones legales
A veces reclutadas entre antiguos vagabundos
Que rompen su pasado como se rompe a un igual

Golpeándolos, olvidando que alguna vez
Este fue orgullosamente el orgullo de la Patria
Limpio como una patena y valiente en combate
Luego del lado equivocado de los antiguos de Argelia

{Repetir Estribillo}

Eructando a grandes borbotones de risas grasientas y roncas
Donde el vino tinto fluye en grandes e inocentes oleadas
Brindan por la salud de sus orines turbios
Y se mean encima, frente a los transeúntes

La aureola de los santos no está en sus cabezas
Ha descendido como un olvido de sí mismos
Manchando el fondo de sus calzoncillos
Y las tablas verdecidas de los bancos donde te sientas

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