Terres Sainville
Le bitume chauffe sous mes pieds usés
La vérité sonne désabusée
Je ne suis plus soldat, et à grands fracas
J'assume ma vie, je suis le djumpy
Il est loin le Sweet Island Dream
Ici c'est plutôt Brutal Gettho Lean
On ne me voit plus, ne me regrette même plus
Je suis un fantôme, une virgule dans la nuit
Il y a pourtant du soleil en moi
Un cœur qui bat au banc de l'espoir
Je me rappelle ce que disait l'homme au visage africain au bord du trottoir
Comme ils tuent les gazelles, demain, ils te tueront
Requiem de l'universel, c'est le temps des chasseurs d'hommes
Et Babylone n'a pas d'pitié, pour ses soldats blessés
Alors laissez moi, oui j'ai dit, à mes nuits aux Terres Sainville
Je suis une fille publique dominicaine
Je donne du plaisir dans des rues malsaines
Et pourtant j'enlace ce que vos vies délaissent
Je sauve vos âmes mais vous tiens en laisse
Je bois un peu, beaucoup par désamour
Je tombe à genou pour une carte de séjour
Même si le temps court, sur mon corps fantôme
Pour les clés de ma tour, j'en baiserai des hommes
Il y a pourtant du soleil en moi
Un cœur qui bat au banc de l'espoir
Je me rappelle ce que disait l'homme au visage africain au bord du trottoir
Comme ils tuent les gazelles, demain, ils te tueront
Requiem de l'universel, c'est le temps des chasseurs d'hommes
Babylone n'a pas d'pitié, pour ses soldats blessés
Alors laissez moi, oui j'ai dit, à mes nuits aux Terres Sainville
Ô zanmi, ô tant aimée, au 23 d'une rue ensoleillée
Ici court le souvenir des hommes, à table en chœur au bar du silence
Je me demande, combien de moi ici
S'est réveillé aux portes de l'oubli
Je bénie le jour, le signe d'un ange
Où j'ai retrouvé la trace de la lune
Il y a je sais, du soleil ici
Un cœur qui bat au rythme de la ville
Je me rappelle ce que disait l'homme au visage africain au bord du trottoir
Comme ils tuent les gazelles, demain, ils te tueront
Requiem de l'universel, c'est le temps des chasseurs d'hommes
Babylone n'a pas d'pitié, pour ses soldats blessés
Alors laissez moi, oui j'ai dit, à mes nuits aux Terres Sainville
Hmm, hmm, hmm
Laissez moi à mes nuits aux Terres Sainville
Tierras Sainville
El asfalto quema bajo mis pies cansados
La verdad suena desilusionada
Ya no soy soldado, y a grandes estruendos
Asumo mi vida, soy el djumpy
Lejos quedó el Sweet Island Dream
Aquí es más bien Brutal Gettho Lean
Ya no me ven, ni me extrañan ya
Soy un fantasma, una coma en la noche
Sin embargo, hay sol en mí
Un corazón que late en el banco de la esperanza
Recuerdo lo que decía el hombre de rostro africano al borde de la acera
Como matan a las gacelas, mañana te matarán
Réquiem del universal, es el tiempo de los cazadores de hombres
Y Babilonia no tiene piedad, para sus soldados heridos
Así que déjenme, sí, lo dije, en mis noches en Tierras Sainville
Soy una chica pública dominicana
Doy placer en calles malsanas
Y aún así abrazo lo que sus vidas desprecian
Salvo sus almas pero los tengo en correa
Bebo un poco, mucho por desamor
Me arrodillo por una tarjeta de residencia
Aunque el tiempo corre, sobre mi cuerpo fantasma
Por las llaves de mi torre, besaré a hombres
Sin embargo, hay sol en mí
Un corazón que late en el banco de la esperanza
Recuerdo lo que decía el hombre de rostro africano al borde de la acera
Como matan a las gacelas, mañana te matarán
Réquiem del universal, es el tiempo de los cazadores de hombres
Babilonia no tiene piedad, para sus soldados heridos
Así que déjenme, sí, lo dije, en mis noches en Tierras Sainville
Oh amigo, oh tan amado, en el 23 de una calle soleada
Aquí corre el recuerdo de los hombres, a la mesa en coro en el bar del silencio
Me pregunto, cuántos de mí aquí
Se han despertado a las puertas del olvido
Bendigo el día, la señal de un ángel
Donde encontré la huella de la luna
Sé que hay sol aquí
Un corazón que late al ritmo de la ciudad
Recuerdo lo que decía el hombre de rostro africano al borde de la acera
Como matan a las gacelas, mañana te matarán
Réquiem del universal, es el tiempo de los cazadores de hombres
Babilonia no tiene piedad, para sus soldados heridos
Así que déjenme, sí, lo dije, en mis noches en Tierras Sainville
Hmm, hmm, hmm
Déjenme en mis noches en Tierras Sainville