Krumpf
Il y a des millénaires l'homme ne savait faire que krumpf
Il n'avait pas plus de vocabulaire qu'un schtroumpf
Il a fallu qu'il en forge des onomatopées
Qu'il cherche dans sa gorge d'autres sonorités
Il distingua les mots pour mieux se faire entendre
Et de là le cerveau, balbutia le comprendre
Mais la pensée étant dépendante du langage
Du grammaticalement de la structure des phrases
La langue ne permet pas en toutes circonstances
A moins penser ce qu'on dit pour pouvoir dire ce qu'on pense
Il y a des choses qui, quand on les exprime
Dans les mots s'abîment
Comme, quand le verbe est trop sourd
Pour dire les preuves d'amour
Qu'il y avait dans tes gestes et dans ton sourire
Et dans tes caresses avant de dormir
Dans ce matin froid au fond d'un lit chaud
Je n'me souviens pas avoir dit un mot
Je n'me souviens pas avoir dit un mot
Adam a dans la bible donné des noms aux bêtes
Est passé sous le crible de la pensée abstraite
Chaque chose a un nom, chaque chose a un son
Et chaque chose se classe, chaque chose a sa place
Tout ce qui nous entoure, dans les mots se divise
Et se fixe en contours que la pensée maîtrise
Par la langue on possède, par les mots on désigne
Les choses qui se succèdent, en succession de signes
Y a des abus de langage, des manières de parler
Des façons de prendre l'image pour la réalité
C'est facile de mentir, d'inventer des histoires
Et à force de les dire de finir par y croire
Par la langue on dit vrai, tout aussi bien que faux
Si l'erreur est humaine, c'est que l'homme a des mots
Et y a des choses qui, quand on les exprime
Dans les mots s'abîment
Comme, quand le verbe est trop sourd
Pour dire les preuves d'amour
Qu'y avait dans tes gestes et dans ton sourire
Et dans tes caresses avant de dormir
Dans ce matin froid au fond d'un lit chaud
Je n'me souviens pas avoir dit un mot
Qu'y avait dans tes gestes et dans ton sourire
Et dans tes caresses avant de dormir
Dans ce matin froid au fond d'un lit chaud
Je n'me souviens pas avoir dit un mot
Je n'me souviens pas avoir dit un mot
Il y a des millénaires l'homme ne savait faire que krumpf
Krumpf
Hace milenios, el hombre solo sabía hacer krumpf
No tenía más vocabulario que un pitufo
Tuvo que inventar onomatopeyas
Buscar en su garganta otras sonoridades
Distinguió las palabras para hacerse entender mejor
Y así, el cerebro balbuceaba en comprender
Pero el pensamiento depende del lenguaje
De la gramática y la estructura de las frases
El idioma no siempre permite
Pensar menos lo que se dice para poder decir lo que se piensa
Hay cosas que, al expresarlas
Se desvanecen en las palabras
Como cuando el verbo es demasiado sordo
Para expresar las pruebas de amor
Que había en tus gestos y en tu sonrisa
Y en tus caricias antes de dormir
En esa fría mañana en una cama caliente
No recuerdo haber dicho una palabra
No recuerdo haber dicho una palabra
Adán en la biblia dio nombres a las bestias
Pasó por el tamiz del pensamiento abstracto
Cada cosa tiene un nombre, cada cosa tiene un sonido
Y cada cosa se clasifica, cada cosa tiene su lugar
Todo lo que nos rodea se divide en palabras
Y se fija en contornos que la mente controla
A través del lenguaje poseemos, a través de las palabras designamos
Las cosas que suceden, en sucesión de signos
Hay abusos del lenguaje, formas de hablar
Maneras de confundir la imagen con la realidad
Es fácil mentir, inventar historias
Y al repetirlas, terminar creyéndolas
A través del lenguaje decimos la verdad, así como la mentira
Si el error es humano, es porque el hombre tiene palabras
Y hay cosas que, al expresarlas
Se desvanecen en las palabras
Como cuando el verbo es demasiado sordo
Para expresar las pruebas de amor
Que había en tus gestos y en tu sonrisa
Y en tus caricias antes de dormir
En esa fría mañana en una cama caliente
No recuerdo haber dicho una palabra
Que había en tus gestos y en tu sonrisa
Y en tus caricias antes de dormir
En esa fría mañana en una cama caliente
No recuerdo haber dicho una palabra
No recuerdo haber dicho una palabra
Hace milenios, el hombre solo sabía hacer krumpf