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Notre Galice

Xil Ríos

Nosa Galicia

Cando penso neses fillos
que tes polo mundo adiante
como escravos traballando
sin ter o calor de naide e
morrendo de soidade
Galicia...
ti eres nosa nai,
abre as entranas,
amamanta os teus fillos,
non os deixes marchar!

Vanse polo mundo adiante
sufrindo mil calamidades
Non lles importa traballar
Non lles importa padecer
por manter
os seus fogares
Galicia...
por que nos deches a vida,
se sabes que todo é morriña ao estar lonxe de ti?

Míraios Nosa Nai, que vida levan
sempre lonxa da Terra,
terra nosa meiga
Para ganarse a vida van a donde sea
anque por dentro dollalle deixa-la Terra

Van un ano tras outro
non lle importa nin a edade
soio importa unha cousa:
que os fillos non sufran o que sufriron eles
Galicia...
xa os teus fillos van cansos
de tanto polo mundo andar
é hora xa de deixar
que volvan ao seu lar

Míraios Nosa Nai, que vida levan
sempre lonxa da Terra,
terra nosa meiga
Para ganarse a vida van a donde sea
anque por dentro dollalle deixa-la Terra

Galicia...
sendo tan fértil e fermosa
por que consites Nai Nosa,
que téñamos que marchar?

Notre Galice

Quand je pense à ces enfants
qui partent à travers le monde
comme des esclaves travaillant
sans avoir la chaleur de personne et
mourant de solitude
Galice...
tu es notre mère,
ouvre tes entrailles,
allaite tes enfants,
ne les laisse pas partir !

Ils s'en vont à travers le monde
souffrant mille calamités
Peu leur importe de travailler
Peu leur importe de souffrir
pour maintenir
leurs foyers
Galice...
pourquoi nous as-tu donné la vie,
sachant que tout est nostalgie quand on est loin de toi ?

Regarde-les, Notre Mère, quelle vie ils mènent
toujours loin de la Terre,
otre terre enchanteresse
Pour gagner leur vie, ils vont où ils peuvent
même si au fond, ça leur fait mal de quitter la Terre

Ils partent d'année en année
peu importe l'âge
une seule chose compte :
que les enfants ne souffrent pas de ce qu'ils ont souffert
Galice...
vos enfants sont déjà fatigués
de tant errer à travers le monde
il est temps de laisser
qu'ils reviennent chez eux

Regarde-les, Notre Mère, quelle vie ils mènent
toujours loin de la Terre,
otre terre enchanteresse
Pour gagner leur vie, ils vont où ils peuvent
même si au fond, ça leur fait mal de quitter la Terre

Galice...
étant si fertile et belle
pourquoi, ô notre Mère,
ous laisses-tu partir ?