Le Bonheur Des Autres
Certains y plongent par les airs
Dans des orgasmes d'orphéons
Y paradent comme des pairs
Des paons prenant des attitudes
Leur bonheur est une habitude
Il suffit d'être doué pour ça
Bien né, puis aimer vraiment ça
Ceux-là se moqueront sans doute
Si j'en approche par des routes
Sur les cartes pas relevées
Par le remugle mort des soutes
Et par l'haleine des marais,
Par tous les hommes de la terre
La longue migration du taire
Et j'ai vécu, et je vivrai
On se moquera de ce soin
Que j'ai mis à partir de loin
Quand d'autres, par hélicoptères
Sautent dans le mille à Cythère
Comme en jouant vont y poser
Pour le bonheur, suffit d'oser
Le bonheur est un savoir -faire
Une façon de voyager
Je suis l'homme des cours du soir
Du long halètement des lampes
Des planchers gris, des pansements
Des couloirs déserts, des parloirs
Des coups de maillets sur les tempes
J'irai au bonheur par le temps
La tempête , la sueur, les crampes
J'irai par le chemin du sang
Certains vont là-bas en chantant
Par charrettes emplies de gerbes
D'autres par la jungle et mille ans
Les pièges cachés dans les herbes
J'irai au bonheur par l'attente
J'irai au bonheur par les gens
Le sentier de plus dure pente
Par les ongles et par les dents
Et par l'âge qui vient trop vite
Et par la femme que j' attends
Par la joie soudain qui nous quitte
J'irai par les failles du vent
J'irai par la forêt profonde
Alligators et caïmans
Cette saloperie de monde
Et l'amour qui mord et qui ment
Par le chemin des écoliers
Graves , la maison trop tranquille
La guirlande des jours , des îles
Je mourrai d'avoir naufragé
Dans l'ennui , ce pays sauvage
Je mourrai sans avoir trouvé
Le bonheur, puis j'aurai manqué
Une marche dans l' escalier
La Felicidad de los Demás
Algunos se sumergen por los aires
En orgasmos de orfeones
Y desfilan como pares
Pavoneándose como pavos
Su felicidad es una costumbre
Solo necesitas talento para eso
Bien nacido, luego amar realmente eso
Seguramente se burlarán
Si me acerco por caminos
En los mapas no marcados
Por el hedor muerto de las bodegas
Y por el aliento de los pantanos,
Por todos los hombres de la tierra
La larga migración del silencio
Y he vivido, y viviré
Se burlarán de esta preocupación
Que he tenido al partir desde lejos
Cuando otros, en helicópteros
Saltan al blanco en Citera
Como si jugaran van a aterrizar allí
Para la felicidad, basta con atreverse
La felicidad es un saber hacer
Una forma de viajar
Soy el hombre de los cursos nocturnos
Del largo jadeo de las lámparas
De los pisos grises, de las curaciones
De los pasillos desiertos, de los salones
De los golpes de mazo en las sienes
Iría hacia la felicidad a través del tiempo
La tormenta, el sudor, los calambres
Iría por el camino de la sangre
Algunos van allá cantando
En carretas llenas de gavillas
Otros por la jungla y mil años
Las trampas escondidas en las hierbas
Iría hacia la felicidad por la espera
Iría hacia la felicidad por la gente
El sendero de pendiente más empinada
Por las uñas y por los dientes
Y por la edad que llega demasiado rápido
Y por la mujer que espero
Por la alegría repentina que nos abandona
Iría por las grietas del viento
Iría por el bosque profundo
Caimanes y caimanes
Esta maldita mundo
Y el amor que muerde y que miente
Por el camino de los escolares
Serios, la casa demasiado tranquila
La guirnalda de los días, de las islas
Moriré por haber naufragado
En el aburrimiento, este país salvaje
Moriré sin haber encontrado
La felicidad, luego habré fallado
Un paso en la escalera